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Henri Bava, paysagiste du projet Bords de Loire, sacré Grand Prix de l’urbanisme 2018

aménagements bords de Loire

Le Grand prix de l'urbanisme 2018 a été décerné mardi 11 décembre à Henri Bava et aux co-fondateurs de l’agence TER, ardents défenseurs de la place de la nature et du retour de l’eau dans la ville. Johanna Rolland salue "le travail remarquable d'un grand paysagiste", que Nantes Métropole a choisi pour redessiner la rive nord des bords de Loire.

Le jury du Grand prix de l’urbanisme a choisi de distinguer cette année le collectif formé par les paysagistes Henri Bava, Michel Hössler et Olivier Philippe, de l’agence TER. La cérémonie a eu lieu mardi 11 décembre à Paris.

« Ce prix est à la fois la reconnaissance du travail remarquable d’un grand paysagiste et de ses équipes, et aussi la marque que le paysage est de plus en plus au coeur des projets urbains », salue Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, qui a tenu à « féliciter chaleureusement » Henri Bava. A Nantes, le paysagiste a été choisi à l’issue d’une consultation internationale pour reconquérir la rive nord des bords de Loire et la place de la Petite-Hollande. Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre

La nature, l’eau et le paysage

« Cela me conforte dans les choix que j’ai fait depuis 2014 de retenir des paysagistes, ou des urbanistes ayant une forte sensibilité pour le paysage, pour mener les grands projets nantais. Cela renforce aussi ma conviction que la nature en ville et le retour de l’eau dans la ville ont désormais une place essentielle dans l’urbanisme de demain», poursuit le maire de Nantes.

Depuis trente ans, les trois paysagistes de TER abordent les projets qu’ils dessinent à travers les lignes marquantes du paysage. « Il nous est vite apparu que le paysage, non seulement ne pouvait être dissocié de l’urbanisme, mais pouvait de surcroît constituer une clé d’entrée des projets urbains et notamment à grande échelle en replaçant le contexte urbain dans sa géographie », expliquent-ils dans la notice à destination du jury du grand prix, composé de professionnels français et étrangers de l’urbanisme, d’élus, de chercheurs et de journalistes.

Dans le monde entier, TER est l’auteur de réalisations paysagères remarquées : le jardin Floor Works  à  Genève,  le  Grand parc  des  Docks  à  Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), les berges Est du Pudong à Shanghai ou  encore,  récemment,  la  Place  des  Gloires  catalanes à Barcelone. L’agence est également en lice pour le réaménagement du site de la tour Eiffel, à Paris

4 Grand Prix pour les projets nantais

A Nantes, associé aux urbanistes  d’Une Fabrique de la ville, Henri Bava et l’agence TER s’attellent à  un  projet  ambitieux. De  la  gare  jusqu’au futur Arbre aux hérons, le périmètre concerné  englobe  4  km  de  berges depuis le canal Saint-Félix jusqu’au quai de la Fosse, en passant par le quai André-Morice et la place de la Petite-Hollande, soit 130 hectares au total.

« Ce site est magnifique », observait Henri Bava, le 12 mars 2018 lors de la présentation des premières intentions d’aménagement. « On  y  sent  l’appel  du  large  et  des  voyages  ». Son  ambition  ?  Ramener  la  Loire  au  cœur  du  centre  historique.  Ce  fleuve  est  «  le  personnage  central   de  l’aventure  nantaise », rappelle le paysagiste.   « Nous voulons le remettre en scène et diffuser le paysage  des  berges  à  travers  l’île  Gloriette  pour   intensifier la nature et aménager des espaces de  vie et de loisirs ». Son rêve ? « Recréer l’effervescence  qui  régnait  autrefois  sur  les  quais  de  Nantes. »  

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Ce prix met indirectement à l’honneur l’ensemble des projets du coeur de la métropole nantaise. Tous sont en effet pilotés par des urbanistes et paysagistes de renom. Gérard Pénot sur Euronantes Malakoff, Frédéric Bonnet sur Pirmil les Isles, Bernard Reichen sur le Bas-Chantenay, ont eux-mêmes été lauréats du Grand Prix de l’urbanisme par le passé. Jacqueline Osty, la paysagiste de l’île de Nantes, était également parmi les finalistes 2018.

Mis à jour le 13 décembre 2018