En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et gérer ces paramètres

ACTUALITÉS

Le jardin extraordinaire, un rêve qui deviendra bientôt réalité

La Carrière Chantenay 
site de l arbre aux  hérons Gilles Clément, paysagiste français de référence, mais également ingénieur horticole, jardinier,
enseignant et écrivain, il a conçu de nombreux jardins en France et en Europe (le jardin planétaire de
la Villette, le parc André Citroën, les jardins du Musée du Quai Branly et de l’Arche de la Défense à
Paris, le parc Matisse à Lille, les jardins de l’Abbaye de Valloires, etc.) ;
• Tim Smit, paysagiste anglais, créateur de deux jardins « extraordinaires » dans le Comté de
Cornouailles (« Eden Project » et « The Lost Gardens of Heligan ») ;
• Christian Grüssen, Président de l’EGHN (Réseau Européen du Patrimoine des Jardins). La Carrière Chantenay 
site de l arbre aux  hérons

Trois experts internationaux ont confirmé à Nantes, à l’occasion d’une conférence sur les jardins extraordinaires, le potentiel et l’originalité du parc qui servira d'écrin à l'Arbre aux hérons dans la Carrière Chantenay.

Une carrière perdue qui draine des millions de visiteurs et ravive l'économie locale une fois transformée en jardin. C'est la belle aventure de The Lost Gardens of Heligan et de l'Eden Project en Grande-Bretagne. Depuis leur création en 2001, ces jardins futuristes et exotiques ont attiré 19,5 millions de visiteurs et injecté 2,4 milliards de livres dans l'économie touristique de Cornouailles.

Nantes rêve d'un pareil succès pour son Jardin extraordinaire.

Le projet, annoncé par Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole en juillet 2015, Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre prendra place dans l'ancienne carrière de Chantenay, en friche depuis la fermeture des brasseries de la Meuse en 1985.

C’est l’agence Phytolab, du paysagiste-botaniste Loïc Mareschal, qui a été choisie pour dessiner ce 11e grand parc nantais qui servira d'écrin à l'Arbre aux hérons,  le nouveau projet fou des créateurs des Machines de l'île. Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre

Pour Sir Tim Sit, le paysagiste et homme d'affaires anglais concepteur de l'Eden Project, le site a toutes les qualités pour devenir un très beau jardin urbain, repéré dans le monde entier.

"Nantes est une ville bénie"

Une falaise naturelle de près de 25 mètres de haut, une exposition plein sud qui créé un micro climat favorable à y faire pousser des plantes inattendues, une biodiversité déjà présente, de magnifiques points de vue sur la Loire et la rive sud, un escalier méconnu qui dévale de la falaise comme à Montmartre... "Nantes est une ville bénie", assure-t-il.

Pour confirmer son choix, Johanna Rolland s'est entourée des conseils d'un paysagiste de référence : Gilles Clément, créateur du jardin planétaire de la Villette, du parc André-Citroën, ou encore des jardins du quai Branly à Paris. « La première fois que je suis venu ici, j'ai été frappé de voir comment ce territoire abandonné avait donné naissance à une nature généreuse, raconte-t-il. Il y avait à l'époque un projet d'urbanisation. Je n'imaginais pas que vous oseriez le préserver pour en faire un jardin ! », avoue-t-il. Pour lui, la principale richesse de la Carrière Chantenay vient du comportement des plantes et des activités qui se sont spontanément acclimatées dans cet espace en friche, comme cette cascade de lierre ou le gigantesque laurier palme qui a façonné un habitat protecteur. "Ce site est un trésor avec une activité poétique assez spontanée qu'il faut préserver", plaide t il.

Loïc Mareschal, paysagiste-botaniste de l'agence Phytolab qui assure la maîtrise d’œuvre du jardin, abonde : « La Carrière Chantenay est à la rencontre de deux monuments géographiques : le Sillon de Bretagne et la Loire. L'un des enjeux sera de rétablir ce lien à l’eau ». Certains rêvent de créer une cascade. Techniquement, cela paraît possible. « L’eau est capturée dans le granit. Autrefois, les brasseries de la Meuse exploitaient un forage dans la carrière», explique le paysagiste. Rien n’est encore dessiné. Mais les idées fusent. La Fédération française d’escalade, par exemple, a déjà ouvert six voies de varappe sur la falaise. Une pratique inédite en pleine ville que les habitants pourront tester le 2 juillet, à l’occasion du Dimanche à la Carrière Chantenay.

Des temps forts pour découvrir cet écrin

« Nous sommes au début de l’aventure. Du rêve à la réalité, il y a encore cinq ans de travail », tempère Johanna Rolland qui souhaite que « les habitants et les touristes puissent trouver dans ce futur parc du temps pour respirer». L'accès au jardin sera ainsi totalement libre et gratuit. "Ce jardin servira le rayonnement et de la singularité nantaise", assure le maire de Nantes. Selon les premières études, l’Arbre aux hérons qui verra le jour en 2022 pourraient générer 30 millions d’euros de retombées économiques chaque année dans le tourisme, l’hôtellerie, la restauration ou les commerces du territoire.

La collectivité souhaite embarquer tous les habitants de la métropole dans cette aventure. Pour rêver collectivement au devenir de la Carrière Chantenay, plusieurs temps forts, gratuits et ouverts à tous, vont être organisés sur ce site bucolique.

Après la conférence sur les jardins extraordinaires, deux rendez-vous sont programmés dès cet été :
Une grande battle musicale pour les 10 ans des Machines, vendredi 30 juin de 20h30 à 1 h. Avec à l’affiche, Super Sonic (rock) et El Gato Negro (cumbia).

"Un dimanche à la carrière", dimanche 2 juillet de 11 h à 20 h. Ce rendez-vous familial permettra de découvrir le site tout en s'amusant. Au programme : pique-nique, visites botaniques, mais aussi toute une série d'activités de plein air (escalade, slackline, skateboard...)

 

L'arbre aux hérons en 5 chiffres clés

32 mètres de haut, 50 mètres d'envergure
22 branches, soit 1 km de parcours dont 400 mètres accessible au public
2 ans d'études, 3 ans de construction
1 million de visiteurs attendus
35 millions d'euros d'investissements publics et privés, 30 millions d’euros de retombées économiques attendues chaque année.

Mis à jour le 22 juin 2017