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[Vidéo] La Beaujoire : pas de destruction, ni de projet urbain et un nouveau stade

Ce vendredi 9 novembre 2018, Johanna Rolland a présenté trois décisions qui feront l’objet d’une délibération lors du conseil métropolitain du 7 décembre prochain.

Après une année de concertation, d’écoute et d’analyse, constatant que les conditions de la réussite du projet présenté n’étaient pas réunies, Johanna Rolland a pris ce vendredi 9 novembre trois décisions qui feront l’objet d’une délibération lors du Conseil métropolitain du 7 décembre prochain :

  • il n’y aura pas de projet urbain, ni aujourd’hui, ni demain. Aucun logement n’y sera construit, sur l’ensemble du site de la Beaujoire. L’environnement paysager du quartier sera préservé.
  • la construction d’un stade neuf avec des activités économiques annexes liées à l’exploitation du stade, financé sans 1€ d’argent public, sur une parcelle d’environ 9 hectares.
  • le stade de la Beaujoire-Louis Fonteneau ne sera pas démoli, une réflexion patrimoniale sera engagée avec les acteurs sportifs et les habitants pour lui définir de nouveaux usages, en conservant naturellement une dimension sportive.

« Un cap : un nouveau stade sans un euro d’argent public. Une méthode : le dialogue et la concertation.»

Lors de la présentation du projet porté par Waldemar Kita (FCN) et Yoann Joubert (Groupe Réalités) d’un stade neuf financé par le privé, adossé à un projet urbain en septembre 2017, Johanna Rolland avait fixé cinq conditions à la poursuite des études, parmi lesquelles pas 1€ d’argent public dans le stade et la mise en œuvre d’une concertation publique.

« Depuis le lancement de ce projet, j’ai un cap et une méthode. Le cap, c’est la priorité donnée au stade, sans que l’argent des Nantais serve à financer le foot professionnel. La méthode, c’est le dialogue et la concertation. Le débat public que j’ai souhaité a eu lieu. J’ai beaucoup écouté durant cette période, et j’ai échangé avec tous les acteurs, les défenseurs du projet et les opposants. Durant l’année passée, la Métropole et ses élus ont été au travail, pour écouter, accompagner ce projet, pour expertiser toutes ses facettes, avec méthode et sérieux, aussi loin que possible des passions, avec une seule chose en tête : l’intérêt de Nantes et de la métropole » explique Johanna Rolland.

Constatant que les conditions de la réussite du projet ne sont pas aujourd’hui réunies, le projet urbain et la démolition de la Beaujoire cristallisant les tensions, et que le contexte économique nouveau (lié à l’augmentation des droits TV), beaucoup plus favorable au FCN permet au club une capacité d’investissement et d’emprunt beaucoup plus importante, Johanna Rolland a donc pris trois décisions :

1 / Pas de projet urbain, pas de logement construit
Johanna Rolland insiste sur le fait « qu’il n’y aura pas de projet urbain, ni aujourd’hui ni demain sur le site de la Beaujoire. Aucun logement n’y sera construit. Le site fera l’objet d’un aménagement paysager en lien avec les nouveaux usages qui seront définis, pour mettre en valeur les espaces naturels du quartier.»

2 / Permettre la construction d’un stade neuf
La présidente de Nantes Métropole a donné son accord à Waldemar Kita, pour poursuivre le projet de stade seul, le porter et le financer. Johanna Rolland souligne son « attachement à ce que le FC Nantes ait les moyens de son développement et puisse disposer d’un stade à la hauteur de ses ambitions.
Depuis l’origine de ce projet, mon objectif principal, c’est le projet de stade, financé à 100 % par le privé. » La Métropole ne cédera au club que la parcelle strictement nécessaire à l’édification du stade, son parking souterrain et des activités économiques annexes en lien avec l’exploitation du stade. Le prix de la cession de cette parcelle d’environ 9 hectares sera fixée par la DGFIP (Les Domaines). Nantes Métropole conservera la maîtrise foncière de tout le reste du site.

3 / Le stade de la Beaujoire-Louis Fonteneau ne sera pas démoli
S’il n’est plus adapté aux contraintes du foot professionnel moderne, il y a un fort attachement au stade Louis Fonteneau. Johanna Rolland souligne que « nous avons à Nantes un grand savoir-faire pour redonner une seconde vie au patrimoine, en faire des lieux innovants, trouver de nouveaux usages. J’ai décidé de mener une réflexion avec tous les acteurs sportifs et les habitants, pour imaginer le futur de la Beaujoire et ses nouveaux usages, en conservant naturellement au stade une vocation sportive».

Johanna Rolland « souhaite également souligner l’engagement de Yoann Joubert et de sa société Réalités, dans la conception du projet Yellopark. Il l’a porté avec une très grande ambition et conviction. Je veux saluer la qualité de son travail et celui de ses équipes. Je veux le remercier de son engagement pour Nantes, parce que c’est aussi grâce à l’énergie qu’il a mise dans le projet initial que le nouveau stade va voir le jour ».

Ces trois décisions, partagées aujourd’hui avec les 24 maires de la métropole, feront l’objet d’une délibération du Conseil métropolitain le 7 décembre prochain.

Mis à jour le 9 novembre 2018