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La vidéoprotection est opérationnelle

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Depuis la mi-avril, 97 caméras vidéo protègent plusieurs espaces publics nantais, formant un outil supplémentaire au service de la sécurité des citoyens. Elles sont pilotées depuis un centre de supervision métropolitain, qui mutualise les moyens avec Saint-Herblain, Rezé et Vertou. Pour se donner toutes les garanties déontologiques, la Ville s’est dotée d’un comité éthique.

Après deux semaines de formation, les 15 opérateurs de vidéo protection, salariés de Nantes Métropole, sont entrés en action le 16 avril dernier. 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, ils se relaient désormais pour visionner les images enregistrées par les 97 caméras implantées sur l’espace public nantais. « L’objectif est de sécuriser davantage certains lieux extérieurs où se développent des incivilités récurrentes et des problèmes de délinquance » souligne Johanna Rolland, maire de Nantes. Mais la vidéoprotection n’assurera pas à elle seule la sécurité des Nantais : « Elle constitue un maillon d’une chaîne qui articule les patrouilles de policiers municipaux, la Police nationale et la Maison de la Tranquillité Publique », ajoute le Maire.

60 % des caméras hors centre-ville

12 secteurs sont équipés, qui maillent la ville et ont été choisis en partenariat avec la Police nationale. Le centre-ville est couvert sur l’axe allant du Miroir d’eau à Commerce, incluant le cœur du Bouffay, mais aussi autour de Graslin. Sont également concernés les pôles commerciaux de Bellevue, Malakoff, Dervallières, du Breil, de Nantes Nord, mais aussi le parcours menant au Hangar à Bananes via le parc des Chantiers, des stations de transport en commun importantes ou encore le centre de gros Nant’Est. « 60 % des caméras sont implantées hors centre-ville : la vidéo-protection se veut au service de tous les Nantais » précise Johanna Rolland.

Un service à la demande

Les caméras filment à 360°. A tout moment, les opérateurs de vidéo protection peuvent prendre la main et les piloter pour suivre des faits repérés. Ils peuvent aussi intervenir à la demande d’un partenaire de terrain comme la Police Municipale ou la Police Nationale. Chaque jour, des missions leur sont également assignées : suivre un rassemblement particulier, opérer une surveillance accrue sur un espace de trafic... « La vidéoprotection va contribuer à la résolution de faits de délinquance et permettre des interventions ciblées de police. Elle peut également faciliter l’arrivée plus rapide de secours. C’est aussi plus largement un outil de prévention, pour éviter que des infractions ne se produisent et lutter contre le sentiment d’insécurité des habitants » indique Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité et la tranquillité publique.

Un service sécurisé et soucieux des libertés publiques

Au delà de 15 jours, tous les enregistrements sont automatiquement effacés. Les copies d’enregistrements ne sont, quant à elles, délivrées que sur réquisition judiciaire. Par ailleurs, chaque citoyen dispose d’un droit d’accès à son image. S’il souhaite s’assurer de la suppression d’images qui le concernent, il doit adresser un courrier au Maire de Nantes. Il peut également contacter un numéro vert dédié : le 0800 730 036. Enfin, le dispositif de vidéo-protection respecte bien les libertés individuelles : « dès qu’une caméra arrive sur une façade, l’image se floute automatiquement, ce qui empêche la reconnaissance de particuliers dans un logement », précise Didier Fillon-Nicolet, directeur de la sécurité et de la tranquillité publique à la Ville de Nantes.

Un comité d’éthique pour la déontologie

Pour garantir la transparence et la protection des libertés publiques, un comité d’éthique a été installé le 19 avril dernier. Doté d’un droit d’interpellation et de suivi, il est placé sous la présidence de Johanna Rolland. Il regroupe des élus municipaux, dont un représentant de l’opposition, des experts indépendants (avocats, universitaires...), des associations, des membres du conseil nantais des usagers de l’espace public, un représentant de la Préfecture ainsi que le Procureur de la République. « Nous avons veillé à ce que ce soit une assemblée diverse, avec des points de vue nuancés, pour se donner collectivement toutes les garanties au service des Nantais » précise Johanna Rolland. « Nous seront les garants que cet outil de vidéo protection, tout en servant l’objectif de sécurité, respecte bien les libertés publiques », souligne l’avocate Cécile De Oliveira, qui en est membre.

 

Mis à jour le 26 avril 2018