En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et gérer ces paramètres

Les Bains douches rue Baco

Le bâtiment des Bains douches, en fonction jusqu’en 2019, ainsi que le bâtiment associatif annexe, font partie des 15 lieux à réinventer, dans le cadre de l’appel à créativité initié en 2017 par la Ville de Nantes.
 

Découvrez les projets imaginés pour ce lieu

5 projets ont été imaginés par les Nantaises et les Nantais pour réinventer ce lieu. Découvrez-les en cliquant ici. Du 9 au 23 juin, ce sera à vous de voter pour vos projets préférés. Toutes les informations sont ici.

15lieux-bainsdouches-1.png15lieux-bainsdouches-2.png15lieux-bainsdouches-3.png

15lieux-bainsdouches-4.png15lieux-bainsdouches-5.png

 

La visite virtuelle du lieu

Deux usages : bains douches et bâtiment associatif

Le côté gauche du bâtiment, quand on le regarde depuis le quai, abrite les Bains douches Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre. Leur rôle social demeure essentiel. De plus en plus de personnes s’y rendent (120 à 130 personnes par jour), avec un public qui devient familial et compte des enfants. Cet accroissement de fréquentation, le besoin d’intimité pour les enfants et les familles, nécessitent un aménagement des locaux qui n’est pas possible dans le bâtiment actuel. Un nouveau bâtiment se prépare donc, qui combinera également le restaurant social et des lieux de convivialité. Le futur lieu s’imagine en lien avec les usagers actuels des bains douche et du restaurant social Pierre Landais. En savoir plus sur le futur  lieu bains douches- restaurant social Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre (2019)
La partie associative, de 576m² au total, s’organise autour d’une rotonde, de 2 salles de réunion et de 23 bureaux.

La grande histoire des Bains douches

Les bains douches inaugurés en 1860 sont protégés au titre du patrimoine nantais au Plan local d’urbanisme. Leur intérêt patrimonial croise l’histoire sociale et la qualité architecturale de l’œuvre due à l’architecte Henri-Théodore Driollet, alors architecte voyer en chef de la Ville. Après les bains publics construits en 1800 à la pointe de Feydeau par Crucy, la Ville de Nantes va renouer, au travers de ce projet ambitieux de Driollet, avec un type d’équipement qui s’inscrit dans la période hygiéniste qui court de la fin du XVIII ème siècle et tout au long du XIX ème siècle. Il existait déjà des bains douches à Feydeau dès 1800, conçus par Mathurin Crucy. D’autres  bains douches seront également construit à Chantenay, plus tardivement, entre 1897 et 1901.
 

Préoccupations hygiénistes

Les préoccupations des régimes successifs en place – ici le Second Empire -, relayés en particulier par le corps médical, scientifique, sont de résoudre les problèmes d’hygiène publique, les problèmes sanitaires, les fléaux des maladies ou de la mortalité qui touchent une classe ouvrière pauvre, fragile et qui a explosé en cette première moitié du XIX ème siècle. L’équipement leur est destiné mais pas uniquement. Il est également accessible aux laveuses professionnelles et aux populations plus aisées qui contribuent, en payant leur entrée, à l’accès au plus démunis mais dans une disposition spatiale qui fait ségrégation. La localisation de l’édifice est voulue en bord de Loire (alimentation en eau et en charbon pour la chaufferie) ainsi que sa position dans ce quartier populaire et ouvrier de la Madeleine.
Les  bains douches de l'allée Baco sont également nommés "Maison Rouge", du nom du quai. Cette voie longeant la Loire prend le nom de Baco en 1848, elle cesse d'être des quais pour devenir une allée après les travaux de comblement de la Loire dans les années 1920-30.
 

La construction

H.T Driollet s’attachera à réaliser un édifice sobre, solide et en même temps simple, fonctionnel avec un emploi de matériaux de qualité. Selon l’historien et architecte Gilles Bienvenu, si l’équipement renvoie à un nouveau modèle social anglo-saxon, le modèle architectural reste attaché à la tradition antique et romaine en particulier. La cheminée de la chaufferie, cependant, constitue un repère urbain majeur qui signifie l’ensemble de l’édifice d’abord comme un témoignage majeur des équipements publics nantais de la période industrielle.
L’architecte  Camille Robida, remplace les colonnes de fontes de Driollet par des poteaux en béton armé. L'édifice, réaménagé, accueille de nouveau les derniers bains douches municipaux mais également la Maison des Associations.
 

15 lieux à réinventer : une démarche en 3 étapes

Jusqu’en septembre 2017, chaque Nantais.e peut faire part de son ressenti, de son témoignage, de ses aspirations pour le lieu qu'il souhaite, sur nantesco.fr ou en déposant un mot en mairie, ou auprès des commerçants participant à l'opération :

  • le bistrot Fourmi, 1 chaussée de la Madeleine
  • le tabac presse, 9 chaussée de la Madeleine

Les avis seront mis en commun et débattus lors d'un temps fort le 23 septembre 2017 (avec visite commentée du lieu et temps de production collective), en vue de constituer pour chacun un « cahier d’inspiration citoyenne ».

A partir de novembre 2017 et jusqu'en janvier 2018, ce cahier servira de base de réflexion pour les personnes, collectifs, associations, acteurs de l’économie sociale et solidaire qui souhaiteront proposer un projet à réaliser par eux-mêmes dans l'un de ces lieux. Les projets qui respecteront le cahiers des charges de la Ville seront présentés aux Nantais.es qui voteront au printemps 2018 pour celui qu’ils préfèrent. Les lauréats du vote mettront ensuite en œuvre leur projet dans ces 15 lieux.

Vos contributions sur Nantes&Co