Mairie

Les églises nantaises

L'église Sainte-Anne

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Depuis 1813, le Conseil municipal reconnaissait comme légitime d'édifier une succursale, dans le quartier de l'Hermitage, par l'éloignement de la population de ce quartier de l'église paroissiale, située sur une autre commune ,avec son église Saint-Martin.

En juin 1844, MM. Blineau et Cibot envisage la création d'un nouveau quartier autour d'une église. D'après le projet approuvé le 26 septembre 1844, par l'architecte en chef de la Ville Driollet, l'église serait remise à la ville ainsi que l'emprise des voies créées.

Érigée en succursale par ordonnance royale le 4 novembre 1845, les travaux débutèrent immédiatement après la bénédiction de la première pierre par le curé de Saint-Nicolas, M. Fournier.

En 1846, l'église se dressait autour de sa nef centrale, abside éclairée de sept fenêtres ogivales, vaste transept orné de colonnettes couronnées de légers arceaux. L'inauguration eut lieu le 1er août 1847: la patronne de la Bretagne devenait la protectrice de l'église car une relique était adressée de Rome.

A peine achevée, l'église parut trop petite et dut être agrandie en 1869: il y eut le prolongement de la nef par une quatrième travée, l'érection de deux chapelles, devenues trop petites, de deux sacristies, et surtout l'édification du clocher.


Le 29 mars 1867, les dessins du clocher avaient été approuvés en Conseil municipal. Toute en pierre de taille, trois galeries s'avancent sur la façade, dont une abrite sept statues.

Une flèche en Crazanne, atteignant 46 mètres de hauteur, surmonte le tout. De beaux vitraux, oeuvre du maître Lusson, venaient orner l'église.

Le 24 octobre 1870, le Conseil de fabrique se prononça pour avancer la façade de quatre mètres, et construire deux autres travées. L'effigie de Sainte-Anne venait orner le fronton de façade.

En 1872, "Julie" et "Louise", deux nouvelles cloches s'ajoutaient aux deux premières.

Petit à petit, les abords de l'église sont aménagés.

Après la construction de l'église Sainte-Anne par l'architecte Chenantais en 1845-46, on aménage la rue Sainte-Anne et la place des Garennes sur les plans de l'architecte-voyer en chef, Driollet.

Devant l'église, bordée par deux rues qui se regroupent à l'arrière, s'ouvre l'avenue Sainte-Anne qui s'élargit pour former la place des Garennes et aboutir à l'escalier réalisé en 1850 par Driollet, en haut duquel la statue de Sainte-Anne domine le fleuve.

Conçue par Amédée Ménard et réalisée par Voruz, elle repose sur un piédestal fait avec des restes de l'ancienne "Pierre nantaise", située au haut du coteau de Miséry. La grande statue fut bénite et inaugurée le 22 avril 1871.

L'escalier remplace depuis 1847 le passage privé des "Cent-pas" construit en 1763 par M. Ceineray, supprimé en 1873, et qui constituait une liaison entre le quartier de la Hautière et le quai d'Aiguillon.

En 2008, l'église et son clocher ont fait l'objet d'une restauration complète.