Mairie
Séance du Conseil municipal, décembre 2010
"Hôpital et santé publique: quel avenir à Nantes?"
Mme JOZAN, Conseillère municipale – Monsieur le Maire, je vais vraiment faire très court parce que je crois que personne n’a plus la capacité de s’intéresser aux interventions. Je vais donc essayer de parler à peine pendant trente secondes pour dire des choses un peu différentes.
Je voudrais d’abord remercier les invités qui dans leurs interventions, nous ont brillamment fait état à la fois de leur point de vue et d’un niveau d’étude important. Je pense que nous avions tous besoin de ces interventions.
Ma remarque est très simple et va prendre trente secondes. Aujourd’hui, il me semble que nous avons été conviés à la promotion d’un projet, à la communication de ce qui allait être fait et du projet que vous voulez soutenir. Il n’y a pas eu de réponse à la demande assez générale d’un débat contradictoire, c’est-à-dire aussi avec ceux qui ont peut-être des réserves sur le projet. Nous avons vu par exemple ce matin dans la presse s’exprimer des personnalités qui sont de différents bords politiques et qui sont reconnues par la société civile. Il faut qu’un débat soit contradictoire pour qu’il y ait débat, avec à la fois des professionnels, des experts et des urbanistes. On sait bien par exemple que l’architecte Chemetoff avait dit qu’un CHU serait une « escalope » sur l’Ile de Nantes. Il faudrait un débat beaucoup plus ouvert que dans une enceinte municipale. Au fond, nous nous sommes livrés à un exercice relativement rébarbatif à partir du moment où les interventions des uns et des autres se sont succédées, avec une patience infinie du Maire. Il est tout de même deux heures moins le quart et chacun n’a pas inventé la poudre dans son intervention. Pour ma part, je voudrais insister sur la forme. Je crois que les Nantais ont besoin que ce débat se porte sur la place publique, soit contradictoire et leur permette de se faire une idée en entendant à la fois les défenseurs du projet et ceux qui ont des réserves.
La deuxième chose qui me semble importante, c’est qu’il manque quelques pièces à ce dossier. On dit que Saint-Herblain est loin, mais dans vingt ans, Saint-Herblain sera le cœur de l’aire métropolitaine. J’ai trouvé que ce matin, on résonnait comme si Nantes était très différent de Saint-Herblain qui n’est quand même pas Vertou ni Carquefou. Je pense que nous sommes bien dans l’aire métropolitaine. Nous manquons par ailleurs de chiffres sur l’impact économique. Quelles richesses le CHU va créer à cet endroit? Pourquoi ne créerait-il pas un impact à peu près similaire sur un autre site?
Enfin, la dernière question – je crois qu’il y a d’ailleurs actuellement un débat parlementaire sur le sujet – est la question de la densification urbaine, en réservant les réserves foncières de centralité à du logement et à des activités qui ne sont pas forcément aussi absorbeuses d’espace que l’hôpital public. Je vous remercie.
M. LE DEPUTE-MAIRE – Merci. Monsieur Lannuzel vous avez été patient, Madame Jozan a tout à fait raison. Il y a tout de même encore une grande capacité d’écoute parce que je pense que tout le monde a bien compris l’enjeu. C’est donc un débat très intéressant. Je vous rappelle qu’il y a encore Monsieur Lannuzel, Madame Bocher, Monsieur Robert. Puis, je dirai quelques mots puisqu’il faut donner des réponses et des précisions aux quelques questions qui ont été posées. Ensuite, nous ferons une pause nécessaire.