Mairie

Séance du Conseil municipal, décembre 2010

"Hôpital et santé publique: quel avenir à Nantes?"

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M. RIMBERT, Adjoint – Merci, Monsieur le Maire. Durant les interventions précédentes, on a rappelé l’importance de la santé au sens large comme facteur de qualité d’un territoire, d’abord, et la qualité au niveau de l’offre de santé. Nous avons bien vu, avec les schémas qui viennent de nous être présentés, que la nécessité d’avoir un outil moderne, adapté et concurrentiel avec les autres outils qui ont déjà été regroupés, est fondamentale pour la population nantaise. Par ailleurs, le niveau de recherche présent sur le territoire est un facteur d’attractivité. Je crois que le Professeur Soulillou l’a bien démontré par sa présence. Il y en avait déjà, au niveau de l’immunologie, de la recherche ; d’autres sont venus pour compléter les équipes. C’est un cercle vertueux pour notre territoire qu’il s’agit de développer.

A Nantes, les deux conditions de qualité et d’attractivité d’un territoire sont réunies: une recherche de pointe et l’offre performante de santé qui non seulement compte sur le CHU, mais aussi sur le maillage des acteurs de la santé publique, privée et libérale puisqu’il y a une coopération entre eux. Ces deux axes font que nos territoires sont à la fois attractifs et solidaires dans la vie quotidienne par la qualité des soins qu’ils peuvent offrir à l’ensemble de nos concitoyens.

Je voudrais dire par ailleurs – le professeur Soulillou en a parlé – que le domaine de la santé est aussi une locomotive pour un certain nombre d’activités économiques qui vont devenir majeures dans les décennies à venir. Je parle des industries de santé innovantes ici à Nantes, mais aussi si demain l’IHU voit le jour, des partenariats avec un certain nombre d’entreprises. Il ne suffit pas de chercher, il faut aussi soigner. Entre les deux, il y a ce qui transforme la recherche en capacité de soins. Je citerai bien sûr le pôle de compétitivité Atlantic Biothérapies et l’IHU demain, mais il est important de montrer que cette dynamique est complémentaire.
Je dirais aussi que nous avons, en tant que capitale régionale, une responsabilité. Le CHU, au niveau de la santé, a aussi une responsabilité. Nous avons dans le CHU un premier recours, mais aussi un dernier recours. Comme Monsieur le Maire l’exprimait tout à l’heure, on sait que l’accès aux soins universels est aujourd’hui plus formel que réel puisqu’un quart des Français renonce à se soigner faute de moyens. L’enjeu du CHU est donc aussi de réaliser des égalités réelles. Ce qui fait encore la force du système français, c’est d’être capable de faire face à ce que nous nous donnons comme objectif, c’est-à-dire de créer à la fois un territoire dynamique et un territoire solidaire. C’est un peu notre marque de fabrique.

Nantes est une ville qui compte au point de vue de la recherche, même s’il y a beaucoup de progrès à faire. Il y a des entreprises de pointe. Je nommerai TcLand, ATLAB Pharma, Myelomax qui vient d’être créée, mais d’autres ont été citées. Nantes, ce sont aussi des filières d’excellence. Je pense à la néphrologie qui a été citée tout à l’heure et à l’optique. C’est aussi une faculté de médecine reconnue par l’excellence de sa formation. Qu’est-ce qui cristallise tout cela? Et qu’est-ce qui est le moteur du développement, de la solidarité, des développements économiques futurs? C’est le CHU. Le CHU est au cœur de cette dynamique territoriale. Il représente aujourd’hui 8 800 personnes qui y travaillent. Il dispose de 3 000 lits et places. Il accueille des milliers de personnes par an. C’est une réalité. Malgré toutes les difficultés qui vous ont été évoquées par la Direction, ce CHU est dans les dix meilleurs établissements français pour les recherches qui y sont menées, mais aussi pour la qualité des soins qui y sont donnés.

Voilà, Monsieur le Maire, chers collègues, le rappel de la relation qu’une ville doit mener avec un sujet aussi essentiel que le problème de la santé pour le devenir de son territoire. Si demain, nous ne donnons pas les moyens et ne trouvons pas la bonne formule, nous risquons de voir un moteur essentiel au développement de notre territoire s’arrêter. Il est donc de notre responsabilité, comme il est demandé par les médecins, les chercheurs et l’administration du CHU, de regrouper les activités au cœur de notre agglomération. Le cœur de l’agglomération doit bien servir à tous et c’est bien là que les moteurs fondamentaux doivent être développés et non pas à l’extérieur. Nous ne pouvons pas avoir un discours sur la ville qui se regroupe, qui se maille au centre dans notre agglomération, comme on l’a à Nantes Métropole, et avoir un discours différent ici quant à la localisation territoriale de ce moteur. Nous sommes dans un véritable défi pour notre ville, pour l’agglomération et au-delà pour la région. Je pense que nous nous devons, chers collègues, d’accompagner en tant qu’élus, ce mouvement et d’offrir à l’hôpital la place qu’il mérite à Nantes.

M. LE DEPUTE-MAIRE – Merci, Monsieur Rimbert. Madame Chiron.

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Conseil municipal, décembre 2010

Mis à jour le 26/01/11