Mairie
Séance du Conseil municipal, avril 2010
"La réussite éducative à Nantes"
M. MAZZORANA-KREMER, Conseiller municipal – Merci, Monsieur le Maire. Mes chers collègues.
Je ne vais pas citer Bourdieu, puisqu’en matière de Technologies de l’Information et de la Communication, ce serait peut-être un petit peu difficile, mais je vais essayer de vous donner quelques idées qui me semblent intéressantes et que vous jugerez peut-être utiles.
Je vais essayer de ne pas être lié à des chiffres. Je vous en donnerai quelques-uns à la fin pour montrer l’effort de la Ville de Nantes en matière de TIC. Je resterai donc sur le domaine des idées essentiellement.
Ouvrir nos écoles aux Technologies de l’Information et de la Communication, c’est donner à nos enfants la meilleure chance de s’épanouir et de trouver leur place dans la société du XXIème siècle.
Pour cela, il ne faut pas se contraindre, par idéologie ou par conservatisme, à ne considérer l’outil informatique que comme un instrument d’écriture ou de lecture, ou pire, pour d’autres, comme une arme dangereuse.
Il est avant tout un instrument de communication et d’acquisition des connaissances.
Il est également un moyen incontournable d’information, donc de liaison avec le monde, donc d’apprentissage de la citoyenneté.
L’usage des TIC aide à former les citoyens de demain (« citoyens » employés là dans le véritable sens et le seul sens que je lui connaisse et que la langue française autorise).
Il apprend l’autonomie à nos enfants, en même temps que le vivre-ensemble et le partage des informations (notamment à travers les réseaux sociaux, les encyclopédies libres et évolutives comme Wikipédia par exemple).
Les Technologies de l’Information et de la Communication permettent également la mise en réseau des écoles, des bibliothèques, des médiathèques - et c’est le cas chez nous, entre nos communes.
Elles permettent la mutualisation des collections et des fonds, le travail en équipe et à distance, l’usage des outils de visioconférence (le suivi également de l’enseignement pour les enfants malades, par exemple), l’apprentissage de la solidarité internationale avec le travail et les liens communs qui peuvent se tisser à travers les frontières.
Le partage des passions communes, lors du suivi en direct, par exemple via internet, d’événements sportifs tels que les transatlantiques ou les tours du monde à la voile ou les expéditions vers les mers australes ou bien d’autres événements, desquels nous avons pu voir, dans l’actualité passée, que nos écoles sont assez friandes.
Enfin pour terminer cette liste qui est loin d’être exhaustive, un outil de création (de blogs, de sites, de podcasts, de vidéos).
C’est dans ce contexte que notre Ville, à travers sa participation à la métropole nantaise, participe à la mise en place des réseaux nécessaires au bon fonctionnement de toutes ces technologies.
Alors je citerai le réseau Oméga, bien sûr, qui est le lien physique indispensable, mais aussi le réseau Wi-Fi maillé du centre-ville que nous devons développer, le réseau CPL (courant porteur en ligne) à Malakoff qui permet des coûts d’abonnement bien inférieurs aux coûts qui sont proposés par les réseaux traditionnels d’abonnement des opérateurs.
Voici ce que je voulais vous dire très brièvement. Et vous voilà présenté l’esprit qui nous anime lorsque nous parlons des TIC.
Alors, j’ai dit que je ne vous abreuverai pas de chiffres. Simplement, il faut que vous sachiez quand même concrètement que l’équipement informatique est actuellement mis en place dans 114 écoles élémentaires et qu’il se monte, à Nantes, à 1 805 ordinateurs. Nous sommes aussi en plein développement en ce qui concerne toutes les technologies dont nous ne pouvons avoir l’usage, je pense au tableau interactif, au stylo interactif.
Voilà ce que je voulais vous dire, mes chers collègues.
M. LE DEPUTE-MAIRE – Merci, Monsieur Mazzorana-Kremer.
Monsieur Grélard.
[lire la suite...]