Mairie
Cimétière Miséricorde,
le "Père Lachaise" nantais
Autrefois sis hors de murs de la cité, le cimetière de la Miséricorde est un haut lieu de mémoire. Un véritable "Père-Lachaise" nantais à visiter.
Passé le portail monumental, ses chimères et guirlandes sculptées dans le tuffeau, on entre par la rue du Bourget dans un sanctuaire. Le Christ gisant face à la conciergerie dans un parterre de buis et houx, rappelle aux mortels qu'ils sont dans un lieu de recueillement, cadre de la communion durable entre vivants et défunts.
C'est sur la paroisse Saint-Similien que fut édifiée une chapelle en souvenir de trois chevaliers miséricordieux, vainqueurs d'un dragon qui, selon la légende, hantait la proche forêt de Sautron. La chapelle disparue a laissé, depuis novembre 1791, place au cimetière général et à sa majestueuse allée bordée de tilleuls et de cyprès où s'aligne une soixantaine de mausolées au style néo-gothique construits en l'honneur de grandes familles nantaises: Cassegrain, Dubigeon, Decré, Grandjouan, Say, Lefèvre-Utile...
Près de 16000 tombeaux, si on regarde les registres, sont réunis depuis la première inhumation, celle du sieur Jean Clouet, faite le 3 mai 1793.
Planté de fresnes, de camélias, cèdres, aubépines, érables, lauriers et d'un unique palmier, le lieu de sépultures fleuries de gerbes et couronnes a dû être agrandi à quatre reprises pour atteindre neuf hectares.
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- La sépulture de Henri Gosse.
A gauche de l'entrée principale, la partie la plus ancienne, composée des cimetières juif et protestant que borde le cimetière particulier de la famille Durand-Gasselin (première concession créée le 28 mars 1822), est celle où reposent le plus de personnalités nantaises.
Traverser les allées donne l'occasion d'évoquer le souvenir de quelques illustres hommes politiques : Normand, Guist'hau, Sibylle, Leloup...d'industriels: Gengembre, Babin-Chevaye, Bureau... de bienfaiteurs: Garnier de Silly, Berruyer... d'urbanistes : Ceineray, Chenantais, Orieux... d'artistes: Delaunay, Le Roux...
Là, élevée en hommage à dix martyrs de la Révolution, sur son socle de granit, la colonne du 30 juillet 1830, un monument commémoratif coiffé d'une coupole, d'une urne sculptés par Suc rappelle aux générations présentes le courage des défenseurs de nos libertés.
D'autres anonymes et martyrs d'épidémies ou de guerres ont depuis rejoint ce jardin terrestre tel Léon Jost et Alexandre Fourny fusillés parmi les cinquante otages le 22 octobre 1941.
La sépulture de Frère Camille de Jésus
Plus loin à droite, au milieu d'autres tombes, la sépulture de Henri Gosse, en religion Frère Camille de Jésus, est la plus visitée.
Depuis sa mort le 5 février 1915, sa modeste pierre tombale devenue un lieu de culte, couverte de fleurs et de remerciements apportés par des pèlerins venu demander quelques grâces spirituelles et temporelles.
Médailles polis, bustes de bronze, stèles ouvragées, effigies mortuaires, sépulcres de Livet, Bouhier, Mellinet, Cambronne, Mangin, Bellamy... Ce sont ces Nantais d'hier qui constituent la mémoire de la ville.
C'est une partie de l'histoire nantaise qui se lit sur les tombes du cimetière de la Miséricorde.
Un dépliant pour les visites est disponible l'accueil du cimetière.