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Royal de Luxe, les Géants de Nantes

L'histoire de Royal de Luxe

Un esprit libre, un parcours voyageur, des spectacles étonnants... La compagnie Royal de Luxe ne cesse de prouver qu’avec trois fois rien, on peut faire mille belles choses. La compagnie refuse les limites du théâtre de rue et propose un art ouvert, surprenant.
Sultan des Indes,et éléphant géant, par la troupe du Royal de Luxe

 

Théâtre des rues d’ici et d’ailleurs

Tout commence en 1979, lorsque Royal de Luxe monte « Le Cap Horn », spectacle rémunéré au chapeau. C’est alors le début d’un théâtre sans frontière qui joue de nombreux spectacles sans distinction de lieu : dans les gares de France ou sur la Place du Palais des Papes au festival d’Avignon, à l'occasion de l'Exposition Universelle de Lisbonne en 1998 ou dans les ports d’Amérique latine.
Les projets sont audacieux, séduisent et s’exportent dans le monde entier dès « Roman Photo » (1987), spectacle avec lequel Royal de Luxe développe sa renommée nationale et internationale. Ce spectacle sera repris en 2005 par la compagnie chilienne La Gran Reyneta, en coproduction avec Royal de Luxe.

 

Résidences

A partir de 1987 avec « Desgarones », Royal de Luxe initie la pratique du long séjour qui développe des formes théâtrales différentes du théâtre occidental avec une résidence dans le Sud marocain. Ensuite, une résidence au Cameroun en 1997 permettra de rêver et créer un spectacle multiculturel. Enfin, au printemps 2001, la compagnie partira en Chine pour un long séjour à Guan Cun, village reculé de la province du Shaanxi.
Ces résidences sont toujours basées sur le principe de la réciprocité des échanges artistiques, à l’image de la résidence au Cameroun qui a permis de travailler en étroite collaboration avec des comédiens et musiciens camerounais et burkinabés. Ces rencontres sont une source d’inspiration incommensurable pour la compagnie.

 

Rencontres et créations

Royal de Luxe est un théâtre généreux qui enrichit son et ses histoire(s) au fil des rencontres. Ainsi, le spectacle « La véritable histoire de France », devient « Cargo 92 » (1992) qui sera joué en Amérique latine aux côtés de la compagnie DCA dirigée par Philippe Decouflé, celle de Philippe Genty et avec le groupe de musique La Mano Negra. Plus tard, le spectacle « Retour d'Afrique » (1998) met en scène deux Géants et une série de quatre grandes machines à musique animées par 55 musiciens du Burkina Faso et du Cameroun avec la participation du célèbre percussionniste Adama Dramé. Après son séjour en Chine, Royal de Luxe revient et adapte le spectacle « Petits contes nègres titre provisoire » (1999) qui devient « Petits contes chinois revus et corrigés par les nègres » (2001) et sera joué en France et en Asie.

 

Situations imaginaires

En 1986, une étrange installation voit le jour : « Le mur de lumière » une construction unique et surprenante dont Royal de Luxe a le secret. En 2007, Jean-Luc Courcoult créé à nouveau une oeuvre fascinante « La maison dans la Loire » visible à Couëron, en Loire Atlantique. Jean-Luc Courcoult qualifie ces créations de « land theatre », une théâtralisation du paysage qui fait directement référence au Land Art.

 

Hors-du-commun

En 2003, sous le pseudonyme de la compagnie du Tréteau des Ménestrels, Royal de luxe propose un spectacle délirant et burlesque qui se jouera dans des villes reculées de France. « Soldes ! Deux spectacles pour le prix d’un » rencontre un vif succès et on démasquera rapidement le style Royal de Luxe. Jean-Luc Courcoult a prouvé qu’avec trois fois rien, on peut faire mille belles choses. On l’aura compris, le théâtre de Royal de Luxe est différent. La compagnie refuse les limites du théâtre de rue et propose un art libre, ouvert, surprenant. On se souvient par exemple des spectacles hors normes tels que : « Les Embouteillages » (1993) , théâtre d’accident sans communication qui se base sur une rencontre aléatoire avec le public ; « La Révolte des mannequins » (1997), une véritable bande dessinée urbaine en 3D, qui permet à Royal de Luxe de développer un nouveau rapport avec le spectateur : les vitrines des magasins deviennent la scène de bandes dessinées grandeur nature. « Quand on y songe, les grands magasins sont un peu comme des musées » disait Andy Warhol, Jean-Luc Courcoult en fait des oeuvres devant lesquelles les passants deviennent spectateurs.

 

La saga des Géants

Elle commence en 1993 et marque un tournant dans l’histoire de Royal de Luxe. D’une humanité inimitable, les Géants manipulés par des dizaines de Lillipputiens deviennent la signature directement identifiable de la compagnie. Ces créations où émotion et poésie se conjuguent sont vouées à sillonner le monde, et de nombreuses villes ont déjà accueilli ces contes urbains au langage universel, réunissant des millions de spectateurs, quelques exemples :

  • « Le Géant tombé du ciel », à Nantes, Nîmes, Bayonne et Barcelone de 1993 à 1997
  • « La visite du Sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps », à Amiens et Nantes en 2005 puis à Calais, Le Havre, Anvers avec un spectacle en hommage à Jules Verne et à Londres en 2006 face à 1 million de personnes
  • « Le Geyser de Reykjavik » à Reykjavik en 2007 devant un public de plus de 50 000 personnes
  • « La Géante du Titanic et le Scaphandrier » à Nantes-Saint-Nazaire en 2009
  • « Le rendez-vous de Berlin » à Berlin pour les 20 ans de la chute du Mur en 2009 a réuni 1,5 million de spectateurs
  • « L’invitation » à Santiago du Chili en 2010 pour le Bicentenaire de l'Indépendance et les 200 ans du théâtre Chilien devant 3 millions de personnes
  • « Le Scaphandrier, sa main et la Petite Géante » à Anvers en 2010 pour le festival Zomer van Antwerpen (800 000 pers.)
  • « Le Géant de Guadalajara » à Guadalajara au Mexique en 2010 à la demande de la Présidence mexicaine avec une création présentée pour le Centenaire de la Révolution et le Bicentenaire de l'Indépendance pour plus de 3,5 millions de personnes
  • « L’Odyssée de la mer » en 2012 à Liverpool pour le Centième anniversaire du naufrage du Titanic a rassemblé plus de 800 000 personnes.