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Royal de Luxe, les Géants de Nantes

La grande famille de Royal de Luxe

Plusieurs métiers permettent à la troupe de créer et de transmettre ses spectacles-contes. Créateurs et inventeurs, Lilliputiens-acrobates, Balayeurs-musiciens, photographes, costumière... sans oublier le principal acteur : le public !

Jean-Luc Courcoult, le magicien

C’est dès son plus jeune âge que Jean-Luc Courcoult se frotte au monde artistique, d’abord par le biais de la photographie. Puis à 14 ans le jeune lycéen découvre le théâtre. A 18 ans, parallèlement à des études de lettres, il suit les ateliers de pratique théâtrale au Théâtre du Centre d’Aix-en-Provence, dirigé par Jean Digne. C’est à cette période qu’il rencontre ses amis Didier Gallot-Lavallée et Véronique Loève. Convaincus qu’il est plus facile de toucher le public en allant dehors plutôt qu’en le trainant dans une salle, le spectacle est joué à la manche dans la rue et les espaces publics. De cette volonté naîtra en 1979 la compagnie Royal de Luxe, nom clin d’œil au modèle de magnétophone multipiste à bande qu’ils utilisent pour l’écriture de leurs spectacles. Avec les créations « Les Mystères du grand congélateur » ou « Le Bidet cardiaque » (1980-1981), Jean-Luc Courcoult affiche son désir de détourner les objets de tous les jours pour en faire les héros d’aventures extraordinaires.

A partir de 1984, l’homme met un terme à ses rôles de comédien pour devenir metteur en scène à plein temps.  A l’époque, il se définit comme un « artisan », un « ouvrier du théâtre » condamné à s’adapter « afin d’atteindre, de soulever le cœur des gens ». Avec Royal de Luxe, il sillonne le globe posant parfois bagages à Nantes, au Maroc, au Cameroun, au Mexique ou en Nouvelle-Zélande. Ses missions ? Donner au monde entier un nouveau sens au réel pour évacuer les tensions du quotidien.

 

Etienne Louviaux, l’homme de l’ombre

En avril 2012,  « L'Odyssée de la mer » est présenté à Liverpool, dans le cadre du centième anniversaire du naufrage du Titanic. C’est durant ces trois jours de représentation qu’Etienne Louviaux, homme de l’ombre de la compagnie, décède. Emporté brutalement à l’âge de 54 ans, il fut le génie des effets spéciaux de Royal de Luxe. C’est lui qui avait créé les fameuses flammes en tissus de « La Véritable histoire de France », les machines à fumées et autres inventions faisant la pluie et le beau temps des spectacles. Jean-Luc Courcoult dira en parlant de son ami : « J’ai toujours adoré ta fabuleuse démarche qui ressemblait à celle d’un funambule sur des fils invisibles : elle tenait probablement de ton cerveau toujours accroché dans les étoiles, que tu as su poser au bord de nos esprits. Ton imagination repose dans celle de Royal de Luxe comme une comète pleine d’amour pour les gens ».

 

Les Lilliputiens

A l’origine, les Lilliputiens sont des personnages sortis de l’imagination de Jonathan Swift dans son livre « Les Voyages de Gulliver ». Tous de rouge vêtus en costume de laquais, ce sont eux qui donnent vie aux marionnettes de bois et de fer en actionnant cordages et poulies. Leur nombre exact reste mystérieux mais l’on sait qu’il faut environ une trentaine de lilliputiens pour manipuler un géant (30 pour le grand Géant, 22 pour la petite Géante).
Artistes, comédiens, sculpteurs, danseurs de tous horizons, ces membres indispensables de la troupe participent à la magie des créations.

 

Les Balayeurs du désert

Que ce soit la musique ou les bruitages, rien n’est laissé au hasard avec Royal de Luxe. Ce sont les Balayeurs du Désert qui ont été choisis pour composer la mélodie du spectacle. Formé en 1995 et créé par Michel Augier (composition-chant-guitare), ce groupe d’influence post-rock est composé de Fatoumata Diawara (chant), Fred Tanari (claviers, basse, chant), Jean-Michel Bourroux (batterie), Bruno Lerouzic (tuyaux), Gram Laby (basse), Camille Sagues (chœur) et Marcela Paz (chœur).

Leurs musiques ont rythmé plusieurs spectacles comme « Les Chasseurs de Girafes »,  « La Visite du sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps ». On a pu les apercevoir au Chili pour amadouer le rhinocéros enragé mais également pour accompagner le Scaphandrier Géant. Suivant la troupe, ils jouaient sur un plateau roulant. Parallèlement à leur travail avec la compagnie, Les Balayeurs du Désert tournent dans le monde entier et travaillent essentiellement lors de grands évènements liant musique et spectacle vivant.

 

L’œil des photographes

« La photographie peut capter, dans une même lumière, à la fois les acteurs et les gens qui regardent, l'action et la situation. », écrit le photographe Jordi Bover, en préface du livre qu’il consacre en 1994 à Royal de Luxe. Compagnon de Royal de Luxe qu’il rencontre dans le cadre du festival Scènes de rue de Toulouse en 1984, le reporter d’images nantais Serge Koutchinsky lui succéde. Du Mexique à Nantes, il livre une chronique et un regard magnifiés des spectacles de Royal de Luxe.

 

Sans oublier le public !

Au premier rang des acteurs se trouvent les milliers de spectateurs qui déambulent dans les rues, jour et nuit, pour suivre les pérégrinations des colosses de Royal de Luxe.
Depuis près de dix ans, ils suivent en nombre les aventures des Géants en direct sur la Toile, notamment en direct sur nantes.fr :

  • Du 19 au 22 mai 2005, « La visite du Sultan des Indes » rassemble 127 688 internautes
  • Du 1er au 13 juin 2009, « La Géante du Titanic et le Scaphandrier » réunit 231 031 visiteurs
  • Du lundi 23 mai au dimanche 29 mai 2011, 243 211 visiteurs suivent l'aventure du « Xolo »