En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et gérer ces paramètres

Royal de Luxe, les Géants de Nantes

Des spectacles pour tous

La compagnie Royal de Luxe présente des spectacles de rue, gratuits et ouverts à tous. Près de 1 380 représentations et 18 millions de spectateurs dans plus de 170 villes sur les 5 continents ! Point commun de ces créations : mystère de l'annonce et magie de l'événement.

Le Géant tombé du ciel

Lorsqu'elle présente ce spectacle au Havre en septembre 1993, Royal de Luxe est une troupe reconnue. De retour d’un voyage de quatre mois en Amérique latine, la troupe réalise le souhait de son créateur, Jean-Luc Courcoult : raconter une histoire à une ville entière. Cette dernière se déroule en quatre temps. Tout d’abord, des indices et des messages dispersés dans la ville. Ensuite, à l’aube, l’apparition d’un mur de phares et d’une très grande marionnette endormie qui respire. Le jour suivant, un géant qui parcourt la cité, manipulés par des hommes en costumes. Le dernier matin, un mur de lumière fracassé par la fuite du Géant. Le Géant voyage durant toute l’année 1994 : à Calais, pour l’ouverture du tunnel sous la Manche, à Nîmes, à Nantes et à Bayonne. Et c’est ainsi que commence la saga des Géants.

« Il était une fois un géant qui vivait dans les nuages. Un jour il tomba du ciel sur un boulevard. Quand il se réveilla, les hommes l’avaient attaché. Les jours suivants ils le promenèrent dans une grande cage pour amuser la ville. Mais toutes les nuits le géant rêvait et ses rêves faisaient très peur aux Hommes. Alors, ils construisirent un grand mur de lumière pour l’empêcher de dormir. Cette nuit-là, le géant rêva si fort qu’il brisa sa cage et disparut dans la lumière… » Jean-Luc Courcoult

 

Le Péplum

Longtemps influencé par la mythologie, le Royal de Jean-Luc Courcoult crée, de fin 1994 à mai 1995, "Le Péplum". Ce mix entre théâtre et cinéma invite le public dans une action qui se déroule il y a plus de 2 000 ans en Égypte. L’histoire ? Au début, un rideau de théâtre qui brûle et à la fin, un piano catapulté. Dès sa première année de tournée, de juin à novembre 1995, ce spectacle est donné 46 fois dans 11 villes françaises (dont Le Havre, Nantes, Calais), à Vienne et à Anvers. Lors de sa représentation à Nantes, c’est le parc des Expositions qui a été investi se transformant en véritable salle de cinéma. Au total, le nombre de spectateurs ayant vu "Le Péplum" lors de sa tournée 1995 peut être estimé entre 110 000 et 130 000 personnes. En 1996, le spectacle est joué 39 fois dans 11 villes en Europe (Vienne en Autriche, Poznan en Pologne, Groningen en Hollande, Berlin en Allemagne) devant un public estimé de 94 000 à 110 000 personnes.

 

La Maison dans les arbres 

En août 1997, les Nantais découvrent « La Maison dans les arbres » ou plutôt « La Maison squattée » des arbres. L’idée germe déjà fin 1984, lorsque la troupe quitte Saint-Jean-du-Gard pour occuper un château près de Toulouse. L’occupation est tolérée par la mairie mais dénuée de subvention. Le Royal y continue sa découverte des différentes formes de théâtre de rue. De cette envie va naître « La Maison dans les arbres ». L’histoire ? Deux jours durant, des maçons bâtissent un mur surmonté d’un grillage de jardin autour de trois platanes du Pont Saint-Mihiel. Le troisième jour, une entreprise y place des arrivées et des évacuations d’eau, l’eau, les éviers, le chauffe-eau, l’électricité. Le jour suivant, des déménageurs disposent les meubles dans les branches, suspendus comme des marionnettes à fils. L’appartement enfin terminé, cinq locataires s’y installent et y vivent quatre jours sans descendre.

 

Retour d’Afrique

D'octobre 1997 à mars 1998, le Royal s'est engagé dans une aventure théâtrale de six mois au Cameroun. En 1998, la troupe veut signer son retour en Europe par une série de spectacles destinés aux grandes villes avec une histoire basée sur l'Afrique.

« Epuisé par son voyage, malade, il se mit à marcher droit devant lui, jusqu’au jour où il trouva un village de géants noirs occupés à déplacer les montagnes pour en faire de larges plaines cultivables. N'ayant jamais vu de blancs, les grands noirs l’accueillirent d’abord avec curiosité. Ils lui construisirent une case et le soignèrent avec des rites qu’il trouva bien étranges. [...] Il passa de longues années tranquilles : ils lui donnèrent un fils qu’il appela Petit Géant. » Jean-Luc Courcoult

Royal de Luxe et le Géant reviennent de ce voyage en 1998, accompagnés d’un enfant noir de six mètres de haut. Le scénario suit le même que pour les spectacles précédents : une arrivée, un départ et trois ou quatre jours de présence dans la ville. Ce spectacle intitulé « Retour d'Afrique » est marqué par une grande parade composée des 2 géants et d'une série de 4 grandes machines à musique animées par 55 musiciens du Burkina Faso. Le Géant et son fils, le Petit Géant, sont apparus dans 4 villes en 1998 : Le Havre, Nantes, Calais et Anvers.

 

Les Chasseurs de girafes

En 2000, la compagnie revient pour sillonner les grandes villes du nord de la France, dont Nantes, avec un nouveau spectacle. Une caisse de 7 mètres de haut sur le parvis du bureau de poste, des affiches en ville et une rumeur comme quoi une girafe gigantesque ferait son entrée dans la ville l’après-midi. Mais l’animal ne sortira pas le premier jour. Enfants et adultes, intrigués, se demandent comment une girafe peut tenir dans cette caisse. Peut-être y’en a-t-il deux ou trois ? Ce n’est que le deuxième jour que les Nantais font connaissance avec les fameux quadrupèdes. Ils retrouvent leur ami, le petit Géant noir sur une autre place, se réveillant doucement de sa sieste passée sur son hamac. Girafes et Géant sillonnent la ville sans se rencontrer mais ont tout un week-end pour s’apprivoiser.

« Tous les mille ans, le chef du village des géants noirs doit faire un vœu pour les animaux. En déplaçant les montagnes, il découvrit un jour la présence de signes lui indiquant qu’une girafe errait au milieu des océans depuis une éternité, prisonnière sur une île flottante. Le grand géant ayant l’habitude des voyages fut mandaté par le village pour la ramener. Il sillonna la planète et beaucoup de mois s’écoulèrent quand enfin il trouva la girafe debout sur un iceberg. Il eut beaucoup de difficulté à la capturer car les girafes géantes, quoique tranquilles, sont restées sauvages. » Jean-Luc Courcoult

 

La visite du Sultan sur son éléphant

En 2005, Royal de Luxe offre à Nantes, Anvers et Londres trois jours de spectacle extraordinaire. Une fusée, une petite géante, un sultan et un éléphant sont les protagonistes de cette nouvelle histoire. Au pied de la cathédrale de Nantes, les badauds ont découvert une fusée encore fumante. Toute la journée, la ville se demande ce qui va bien pouvoir en sortir. La réponse viendra le lendemain matin. Une grue de levage est là et soulève le couvercle de la fusée. Adultes, enfants, adolescents retiennent leur respiration…Des longs cils, une robe verte, des cheveux ébène... La petite Géante fait son retour. Au loin, on entend le barrissement du Grand Eléphant monté par le Sultan et sa troupe. Pendant quelques jours, ils se promèneront à travers la ville avant de repartir vers un autre monde.

« Voici l'histoire totalement incroyable et cependant véridique d'un sultan des Indes tourmenté dans chacun de ses rêves par la présence d'une petite enfant occupée à traverser le temps. Le sultan ne dormait plus, des crises d'angoisse de plus en plus fortes l'éloignaient des affaires de son pays. Pour neutraliser sa maladie, et persuadé qu'il fallait trouver l'enfant dans le territoire des songes, un obscur ingénieur dès l'an 1900 se lança dans la construction phénoménale d'un éléphant à voyager dans le temps. » Jean-Luc Courcoult

 

La Géante du Titanic et le Scaphandrier

Durant trois jours, les deux géants investissent les rues de Nantes. Les Nantais ont vu la petite Géante, articulée par une vingtaine d’hommes en costume, dormir, marcher, changer de vêtement ou se déplacer depuis un véritable bateau. Le Scaphandrier, quant à lui, a parcouru une dizaine de kilomètres à s’assoir, boire, voler au-dessus des caténaires du tramway ou distribuer des centaines de lettres, écrites parait-il par les passagers du Titanic. Le samedi après-midi, l’oncle et la nièce se retrouvent sur l’Ile Gloriette devant une foule ébahie. Un moment fort, tout comme leur ultime départ, par la mer, vers Saint-Nazaire.

« En 1912 coulait le Titanic. Mais ce que l'histoire n'a pas retenu c'est qu'il transportait en secret une géante de 10 m de hauteur, capturée dans la Terre des glaces, à l'époque gouvernée par le Danemark. L'Islande, faite de volcans, abritait alors certains géants fort occupés à moduler le paysage pour en faire une terre habitable. L'un d'entre eux, ou plutôt l'une d'entre elles, avait pour tâche de faire apparaître d'immenses geysers destinés à correspondre d'une montagne à l'autre. » Jean-Luc Courcoult

 

El Xolo, El Campesino et la petite Géante

Gelé comme un dieu, le chien divin du Mexique a, selon la légende contée par Royal de Luxe, traversé les siècles jusqu’à nos jours pour rejoindre la petite Géante et le Campesino. Xolo se réveille le premier devant le lit de la petite Géante, place de la Petite-Hollande. La jeune fille se réveille, sort de son lit, prend une douche avant d'enfiler ses habits et partir vers le quai de la Fosse. Accompagnée du Xolo, son fidèle compagnon, elle rejoint les Chantiers Navals pour réceptionner le container renfermant le Campesino. Tous les trois réunis, ils paradent dans la ville jusqu’au dimanche, jour où le paysan mexicain doit dire au revoir à la ville et embarquer dans son container.

« Ce que personne n’a jamais vraiment compris c’est que la Petite Géante voyage à travers le temps. [...]. Quoiqu’il en soit la première fois qu’elle visita la ville de Guadalajara ce fut en 1910 pendant la révolution du Mexique. [...] En 2010 elle fut invitée au Mexique pour témoigner de cette épopée dramatique qui devait changer non pas le cours de l’Histoire mais de celle des gens pieds nus qui réclamaient des chaussures. Dans cette aventure elle retrouva le frère jumeau du Grand Géant : le paysan, El Campesino descendu des montagnes pour fouler la terre des grands propriétaires. [...] Les Aztèques lui offrirent un chien-dieu aux dents d’obsidienne : le Xolo chargé d’accompagner les morts dans l’au-delà. Quand la Petite Géante retrouva le frère du Grand Géant, le Xolo devint immédiatement le compagnon de la Petite Géante. » Jean-Luc Courcoult

> Découvrez les autres spectacles de la compagnie