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Le Couronnement de Poppée, un opéra de chair et de sang

COURONNEMENT DE POPPEE 1ères photos de répétition

Du 9 au 17 octobre, la scène du Théâtre Graslin accueille une œuvre majeure de l'histoire de l'opéra, «Le Couronnement de Poppée» de Claudio Monteverdi.

L'année 1642 voit la naissance du premier opéra de l'histoire : «Le Couronnement de Poppée» de Monteverdi. «Cette œuvre, qui reste encore aujourd'hui l'un des plus grands opéras, sera ma dernière production au sein d'Angers Nantes Opéra Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre», souligne Jean-Paul Davois, qui quittera ses fonctions de directeur de la structure fin janvier 2018 pour laisser la place à Alain Surrans. Cet opéra, qu'il mûrissait depuis une vingtaine d'années, sera joué sur la scène du Théâtre Graslin du 9 au 17 octobre.  

Désir, pouvoir et sang

Qui, de la Fortune, de la Vertu ou de l'Amour, domine le monde ? C'est sur cette querelle entre ces trois allégories que démarre «Le Couronnement de Poppée», la maîtresse de l'empereur Néron. Et c'est bien l'amour qui triomphe dans cet opéra qui exalte les désirs violents et passionnels et mêle sexe, sang, immoralité et abus de pouvoir.
La mise en scène a été confiée à Moshe Leiser et Patrice Caurier, deux fidèles de la maison qui signent là leur 15e collaboration avec Angers Nantes Opéra. Moshe Leiser assure également la direction musicale en compagnie de Gianluca Capuano.

Dix semaines de répétitions

«Nous avons eu la chance de disposer d'un temps exceptionnel pour monter cet opéra : dix semaines de répétitions», souligne Moshe Leiser. «C'est plus du double de ce qui se fait habituellement à l'Opéra», ajoute Jean-Paul Davois. Un temps précieux qui leur a permis de mener un travail approfondi et fouillé sur la diction, l'adéquation entre le texte et la musique, les gestes et les intentions.

 

Pratique :

Représentations les lundi 9, mardi 10, jeudi 12, vendredi 13, dimanche 15, mardi 17 octobre, en semaine à 20 h et le dimanche à 14 h 30. Avec le Chœur d’Angers Nantes Opéra / Direction Xavier Ribes et l'Ensemble Il Canto di Orfeo / Direction Gianluca Capuano. Au Théâtre Graslin.

Conférence, le lundi 2 octobre à 20h, sur «Le Couronnement de Poppée» de Monteverdi, en présence de Moshe Leiser et Patrice Caurier. À la Médiathèque Jacques Demy.

 

3 questions à...

Jean-Paul Davois, directeur d'Angers Nantes Opéra, sera remplacé fin janvier 2018 par Alain Surrans, directeur de l'Opéra de Rennes depuis 2005.


Quel regard portez-vous sur les quinze années passées à la direction d'Angers Nantes Opéra ?
C'était une aventure formidable où j'espère avoir donné une certaine identité à cet opéra. J'ai notamment essayé de donner toute sa place au théâtre sur la scène lyrique. Un théâtre complice de la musique et porteur de sens pour susciter questionnement et réflexion. Aux côtés des grandes pièces du répertoire, j'ai toujours essayé de surprendre les spectateurs en proposant des créations contemporaines et des formes novatrices.

Des regrets ?
J'aurai aimé programmer «Parsifal» de Wagner et «Boris Godounov» de Moussorgski. Mais il s'agit de deux œuvres assez lourdes à monter, notamment financièrement.

Dans cette saison 2017-2018, même s'il n'y a ni création ni pièce contemporaine, la programmation n'en reste pas moins riche. Comment l'avez-vous construite?
J'ai souhaité continuer à travailler avec des fidèles, comme Moshe Leiser et Patrice Caurier, les metteurs en scène du «Couronnement de Poppée» de Monteverdi. De mon point de vue, c'est le premier opéra de l'histoire et l'un des dix plus beaux. Un second opéra baroque est au programme, «Rinaldo» de Haendel (janvier). Je souhaitais aussi mettre en avant deux opérettes, un genre peu programmé, avec «Mam'zelle Nitouche» de Hervé (en décembre) et «Les P'tites Michu» de André Messager (en mai).

Mis à jour le 3 octobre 2017