En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et gérer ces paramètres

ACTUALITÉS

L’or précolombien au château des ducs de Bretagne

La Nuit du VAN 2017

La période estivale est l’occasion parfaite pour découvrir les richesses d’orfèvrerie de ceux qui vénéraient le Dieu soleil. Le château des ducs de Bretagne accueille jusqu’au 12 novembre les plus belles parures, ornements et amulettes des sociétés précolombiennes.

«Les Esprits, l’Or et le Chaman». Deux cent vingt-trois objets archéologiques ont traversé l’Atlantique et 2 400 ans d’Histoire pour se montrer au public nantais. Escorté par la police depuis Bogota, ce véritable trésor raconte la manière dont les Incas, les Aztèques et les Mayas (1000 av. J.-C.-1500 ap. J.-C.) utilisaient la métallurgie et l’orfèvrerie pour leurs cérémonies culturelles et leurs rites funéraires. Ces objets, censés représenter l’énergie vitale et créatrice du Soleil, sont des souvenirs sortis des sépultures où ils étaient enfouis avec les personnages puissants des sociétés disparues. L’un de ces personnages, sûrement le plus fascinant, est le Chaman. L’ exposition présente le rôle essentiel de cet intermédiaire entre les hommes et la nature qui contrôle le cycle des saisons, arrange les mariages, prévient les maladies et les fléaux. Grâce aux parures en or, le chaman peut se métamorphoser en jaguar, en serpent ou en oiseau et « voler » vers le monde des morts.

Parmi les plus belles pièces de l’exposition, on peut retrouver un pectoral anthropozoomorphe en or massif de la région de Tolima datant du début de notre ère (photo ci-contre). « Cette pièce est rare », raconte Bertrand Guillet, le directeur du Château. « Elle représente un Chaman qui a subi une transformation. Il possède la queue du jaguar, les arêtes du poisson et les ailes de l’oiseau.» Mais quand les conquistadors arrivent au XVIe siècle dans l’actuelle Colombie, ils n’ont d’yeux que pour la valeur marchande de cet or. Francesco Pizzaro se lance ainsi dans un pillage en règle de l’Empire inca de 1532 à 1535 afin de fondre et de transformer ces richesses archéologiques en lingots.

Les pièces à découvrir dans l’exposition n’en sont que plus exceptionnelles. Après Mexico, Washington et Londres, elles sont maintenant présentées à Nantes dans le cadre de « l’année France-Colombie 2017 ». Pourquoi Nantes ? « Il est en train de se passer en Colombie ce qui s’est passé à Nantes il y a trente ans : la reconnaissance de l’esclavagisme. Nous avons donc obtenu cette collection en échange d’une centaine de pièces de notre propre collection sur la traite des Noirs », précise Bertrand Guillet.
Du 1er juillet au 12 novembre 2017.

 

Pratique :

Une heure trente de visite. Ouverture : 10h-19h en juillet et août Tarif : Plein : 8€. Réduit : 5€. Gratuit : - moins de 18 ans - demandeurs d’emploi - bénéficiaires du RSA - personnes handicapées.

Mis à jour le 11 juillet 2017