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ACTUALITÉS

Nouvelles règles de stationnement payant, nouveaux équipements pour les familles, création d’une maison de l’Afrique : ce qu'il faut retenir du conseil municipal

conseil municipal de Nantes

Ce vendredi 6 octobre se tenait le quatrième conseil municipal de l’année 2017. La municipalité a notamment pris plusieurs décisions majeures sur l’aide aux familles et à l’enfance. La séance a également été marquée par une prise de position de la majorité sur la question de la suppression des emplois aidés.

Forum du bénévolat à la Manu Manufacture des tabacs 80 associations présentes bénévoles bénévols bonnes volontés bonne volonté le sophro bus satnd

Nantes se mobilise pour les emplois aidés

Sport, culture, éducation, jeunesse, patrimoine, environnement, solidarités : Nantes compte près de 6 000 associations, dont 1 200 soutenues financièrement par la collectivité. Elles mobilisent 70 000 bénévoles au quotidien. Soit près d’un Nantais sur quatre. C’est dire le poids que représente la vie associative locale.    

C’est pourquoi le Conseil municipal a voté l’adoption d’un vœu contre la décision du Gouvernement, cet été, de supprimer les emplois aidés.

«Nous partageons les vives inquiétudes des associations nantaises car les conséquences sont très négatives, souligne Pascal Bolo, premier adjoint au maire. Supprimer les emplois aidés, c’est mettre en difficulté les bénévoles. Pourtant, c’est un outil utile. Pour les personnes embauchées, loin de l’emploi, ce peut être une chance. Pour les structures associatives, c’est franchir un cap, se développer. Ce dispositif permet de lutter contre le chômage.» Pascal Bolo a rappelé le rôle d’intérêt général joué par les emplois aidés et tout l’intérêt de ces contrats : «C’est pourquoi le Conseil municipal de ce 6 octobre affirme son opposition à la suppression des emplois aidés et leur remplacement par des services civiques, qui pour nous ne sont pas une bonne solution. Ils ne peuvent se substituer à un emploi salarié.»

Pour Johanna Rolland, maire de Nantes, «il y a là une remise en cause de la vie associative.» Or, les acteurs concernés aujourd’hui ont une «utilité sociale, solidaire et économique. À Nantes, il y a des exemples réussis pour qui un premier emploi aidé à permis d’avoir un parcours professionnel.»

les Petites Madeleines, un lieu d'accueil parents-enfants à la maison de quartier Madeleine-Champ de Mars.
 *** Local Caption *** Contact : Claire de Cambourg, +33686340863

Trois mesures en faveur de la famille et de l’enfance

Géré par l’association des CEMEA (Centre d’Entraînement aux Méthodes Actives d’Éducation), un neuvième lieu d’accueil enfants-parents ouvrira ses portes le 8 novembre au 104, rue Saint-Jacques sur Nantes sud. Il accueillera les moins de 6 ans accompagnés d’un adulte.

Une nouvelle crèche verra le jour en 2021 sur Breil Barberie, à l’angle des rue du Breil et Jacques Feyder. Elle offrira 40 places, avec des amplitudes horaires élargies, portant  à 370 le nombre de places créées depuis le début du mandat, sur un objectif de 400.

La Ville de Nantes renouvelle pour quatre ans son contrat avec l’ACCOORD, qui sera donc chargé de proposer une offre de loisirs de qualité aux enfants et adolescents nantais.

Le stationnement payant réformé début janvier 2018

L’amende pénale de 17 euros va disparaître à partir du 1er janvier 2018. C’est la conséquence de la réforme du stationnement payant voulue par l’État. A la place, les automobilistes qui ne seront pas passés à l’horodateur devront s’acquitter auprès de la Ville d’un forfait post-stationnement. A Nantes, ce « FPS » a été fixé à 35 € en zone rouge (hyper centre-ville), et de 25€ en zone jaune (périphérie). Un tarif aligné sur les autres grandes métropoles, et jugé plus dissuasif que l’amende nationale actuelle. « Cela ne change rien pour les usagers vertueux qui payent leur stationnement dans les règles », indique Gilles Nicolas, adjoint au maire chargé de la sécurité, de la tranquillité publique et du stationnement. « Seuls les mauvais payeurs seront impactés ». Le prix du stationnement de courte durée, le mode de paiement ou encore les tarifs préférentiels (résidents, professionnels, le midi, etc.) ne changent pas.

 bâtiment actuel de la future résidence sociale adoma, 8 rue de la Pelleterie

Une résidence sociale de 85 logements fin 2019

Propriétaire d’un bâtiment au 8, rue de la Pelleterie, la Ville de Nantes a décidé de le mettre à disposition de la société ADOMA. Objectif, y réaliser une résidence sociale de 85 logements meublés, à destination de ménages aux revenus très limités rencontrant des difficultés d’accès au logement ordinaire : jeunes en insertion, travailleurs immigrés, femmes en difficulté, demandeurs d’asile... Le projet prévoit la réhabilitation du bâtiment existant et la construction d’une extension neuve. 280 m² de locaux seront également réalisés pour accueillir l’équipe de quartier du service des espaces verts. Les travaux devraient débuter début 2018 pour une livraison de la résidence fin 2019.

La vidéoprotection opérationnelle à Nantes d’ici un an

D’ici l’automne 2018, Nantes devrait être équipée de 95 caméras de vidéo-protection sur l’espace public. 12 secteurs nantais seront dotés de caméras, à la fois sur le centre-ville (du miroir d’eau à Commerce et autour de Graslin), le quai des Antilles et dans les quartiers. Les caméras seront pilotées via un centre de supervision métropolitain qui mutualise les moyens avec 3 autres communes de la métropole : Saint-Herblain, Rezé et Vertou. La vidéoprotection constitue l’un des éléments du dispositif de « droit à la sécurité pour toutes et tous » souhaité par Johanna Rolland. « Nous avons d’abord recruté des policiers municipaux, puis installé la Maison de la Tranquillité Publique. La vidéoprotection n’est pas une réponse miracle mais un maillon de la chaîne au service de l’égalité réelle », souligne le maire. Pour garantir la protection des libertés individuelles, un comité éthique sera créé. Après ce vote en conseil municipal, le conseil métropolitain du 13 octobre est appelé à délibérer sur la création du centre de supervision.

Une maison de l’Afrique en fin d’année à Cosmopolis

La municipalité a décidé de soutenir le projet de l’association « Casa Africa » de création d’une Maison de l’Afrique à Nantes. Un soutien important puisque la ville apportera une subvention annuelle de fonctionnement de 20 000 €, dès 2017. « C’est une première en France. Ce lieu d’accueil, d’information et de documentation, aura aussi pour mission de fédérer les acteurs et de valoriser les projets nantais liés à l’Afrique. On souhaite que ce lieu puisse accompagner des porteurs de projets dans toute leur diversité, sur tous les thèmes. On souhaite aussi que l’économie, les opportunités d’investissement fassent partie du projet », explique Gildas Salaün, conseiller municipal. La maison de l’Afrique s’installera avant la fin de l’année à l’angle de la rue Lekain et de la rue Louis Préaubert, dans le bâtiment de Cosmopolis. Un espace de 100m² permettra d’accueillir des événements et des activités centrés sur l’Afrique en lien avec d’autres structures de la ville.

nuits féeriques, jardin des plantes

Nantes lance un appel à projets «Les temps de la nuit»

Dans le domaine de la vie nocturne, Nantes souhaite également garder un temps d’avance. Et innover. C’est l’objectif de l’appel à projets «Les temps de la nuit», initié dans le sillage du travail du Conseil nantais de la nuit et de la politique publique «La ville la nuit».

«Pour redonner aux citoyens leur pouvoir d’agir, nous avons conçu cet appel à projets «Les temps de la nuit» pour que les nuits nantaises transforment des nuits classiques en nuits exceptionnelles, pour encourager l’offre nocturne alternative et le soutien aux initiatives déjà existantes comme la Nuit noire ou les Nuits féériques», pointe Benjamin Mauduit, élu délégué à la nuit.

Concrètement, la Ville mobilise un fond de 50 000€. Elle apportera son soutien à une dizaine de projets à hauteur de 5 000€ maximum par projet.

  • Dépôt des dossiers jusqu’au 7 janvier 2018. Sélection des projets à la mi-janvier 2018.
Mis à jour le 6 octobre 2017