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Nantes se mobilise pour soutenir le commerce de centre-ville

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La Ville a décidé d’instaurer un droit de préemption afin d’éviter les mutations inopportunes et réserver les emplacements stratégiques aux commerçants. Ce nouvel outil, destiné à renforcer l’attractivité du Centre, s’ajoute à une série d’aides d’urgence pour soutenir les commerçants. Revue de détail.

« A situation exceptionnelle, décisions exceptionnelles ». Mardi 19 mars, l’ensemble des acteurs du commerce (Plein Centre, Unacod, CCI) étaient réunis en table ronde autour du maire de Nantes pour faire le point sur l’activité commerciale et le soutien de la Ville aux commerçants, restaurateurs, cafetiers et hôteliers, touchés par les manifestations à répétition. Et rebooster l’attractivité du centre-ville.

L’enquête menée en janvier 2019 par la CCI montre une stabilité du chiffre d’affaires des boutiques en 2018 (+0,2%), avec un décrochage au dernier trimestre : -1,8 %, avec une baisse de 5,6 % pour le seul mois de décembre. « Si 2018 a été heureusement bonne dans l’ensemble, permettant d’amortir cette fin d’année difficile, je sais aussi que les situations sont très diverses selon les activités et les localisations », observe Johanna Rolland.

500 000 euros d’aides d’urgence

Dans ce contexte, le conseil municipal a confirmé et voté, ce vendredi, les mesures d’urgence promises le 29 janvier : 350 000 euros permettront d’indemniser les commerçants  qui ont subi des dégradations, non prises en charge par leur assurance. S’y ajoutent 100 000 euros d’exonération, pendant un mois, de la taxe d’occupation du domaine public (terrasses, chevalets, etc.). Enfin, une aide supplémentaire de 50 000 euros est apportée aux associations Plein Centre et Unacod pour renforcer leurs animations et relancer l’attractivité du centre-ville. Soit 500 000 euros au total.

Soutien à la braderie du 30 mars

La Ville apporte par ailleurs son soutien à la grande braderie, temps fort du centre-ville qui doit se tenir samedi 30 mars, avec trois nouvelles mesures : un renfort de communication en amont, jusque dans les départements voisins, la mise en place d’un ticket TAN 1 h valable toute la journée pour accéder au centre-ville. Et l’exonération des droits de place, habituellement versés pour tenir un stand, pour les commerçants sédentaires.

Un droit de regard sur les emplacements commerciaux

La Ville ne veut pas se contenter de ces mesures d’urgence. Pour renforcer l’activité commerciale du centre-ville sur le long terme et développer l’offre de boutiques, elle a décidé de se doter d’un outil pour agir directement sur les emplacements commerciaux, si nécessaire. Dans un périmètre restreint à l’hypercentre, elle pourra à l’avenir faire jouer son droit de préemption pour les fonds artisanaux, de commerce et de l’artisanat. « La situation des commerces de centre-ville est devenue préoccupante. Elle s’effondre dans certaines villes. Concurrence d’Internet et des centres commerciaux de périphérie. Surenchérissement des loyers commerciaux… Il faut une intervention publique », explique Alain Robert, adjoint à l’urbanisme. « Le but est de contrôler efficacement l’évolution du commerce avec nos partenaires. À chaque changement de bail ou d’activité, la Ville sera prévenue, et elle pourra s’y opposer dans les cas où elle estimerait que la dynamique commerciale est menacée. »

L’objectif est d’éviter la prolifération des activités de service sur les emplacements stratégiques, au profit des boutiques indépendantes, et de faciliter l’installation des commerces de bouche. En favorisant la fusion de plusieurs cellules commerciales, cette disposition devrait aussi permettre de créer des locaux plus grands, recherchés par certaines grandes enseignes désireuses de s’implanter à Nantes. Et éviter les ruptures commerciales. « L’idée n’est pas de régenter la vie commerciale mais d’ouvrir des négociations pour consolider ce qui fait la singularité du commerce de centre-ville », précise Alain Robert.

« Nantes est attractive. Nous avons absolument besoin de libérer des espaces pour attirer des commerces », confirme Yann Trichard, président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI). Sur les 1 832 boutiques que compte le centre de Nantes, seules 39 cellules sont vides. Un taux de vacance parmi les plus faibles de France : 3 % contre 11 % en moyenne au niveau national.

 

Mis à jour le 22 mars 2019