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ACTUALITÉS

Les Plans paysage et patrimoine, pour une ville « cousu main »

Lancés en 2015 par la Ville de Nantes, les plans paysage et patrimoine permettent de lutter contre la standardisation de la ville, alors qu’elle connaît un fort développement. A l’heure où les 4 premiers plans sont finalisés et où 3 sont en cours ou se lancent, exemple de la démarche menée sur le quartier de Nantes-Sud.

De décembre 2015 à mars 2016, une trentaine d’habitants de Nantes-Sud ont travaillé auprès des techniciens de la Ville, avec l’aide d’un paysagiste indépendant. Objectif ? Déterminer ensemble ce qui faisait la qualité paysagère de leur quartier, ce qui méritait d’être préservé. Avec l’idée de proposer un plan d’actions pour améliorer les circulations piétonnes ou mettre en valeur certains espaces. Cette démarche originale de dialogue, le Plan paysage et patrimoine, a déjà été menée sur 3 autres quartiers nantais (Breil-Barberie, Dervallières-Zola et Hauts-Pavés/Saint-Félix). Elle est en cours sur l’Île de Nantes et Doulon-Bottière et débutera début 2018 sur Malakoff/Saint-Donatien. D’ici 2020, les 11 quartiers nantais seront couverts.

Lutter contre la standardisation de la ville

« Nous vivons dans une ville dynamique et c’est tant mieux, souligne Johanna Rolland, maire de Nantes. Mais nous devons relever un véritable défi : lutter contre la standardisation, l’aseptisation, faire que Nantes ne ressemble à aucune autre grande ville. Avec le plan paysage et patrimoine, nous proposons une ville du cousu main, qui porte attention à des petites choses, essentielles et constitutives de l’ambiance de nos quartiers ».

Sur Nantes sud, ces « petites choses », ce sont les murs de pierre, qui racontent l’histoire maraîchère des lieux. Ils sont désormais cartographiés et la Ville peut demander la reconstruction d’un mur détruit lors d’une opération de construction par exemple. Le petit patrimoine est aussi repéré, à l’image d’une statue de la vierge, restaurée et mise en valeur par la simple suppression d’une ou deux places de stationnement autour. Les espaces verts sont aussi essentiels à l’ambiance du quartier, l’idée étant souvent de mieux les relier et de renforcer la présence de la nature en ville. Sur Nantes Sud, les habitants ont ainsi souhaité faciliter la liaison vers Rezé, entre le pont Rousseau et le pont de la Morinière. Début 2018, la Ville engagera ainsi une étude technique pour voir si une nouvelle passerelle pourrait être implantée.

Pédagogie, négociation et nouvelles règles

Faire émerger ce paysage tout droit vécu par les habitants, « c’est faire œuvre de pédagogie collective et faire ressortir ce qui fait sens commun. C’est aussi un vrai outil de négociation qui nous donne des arguments face aux promoteurs », souligne Johanna Rolland. C’est enfin une manière de faire évoluer la règle urbaine : plusieurs préconisations issues des Plans Paysage et patrimoine seront ainsi intégrées dans le futur Plan local d’urbanisme métropolitain (PLUM) qui entrera en service début 2019.

 

Pratique :

Mis à jour le 12 décembre 2017