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ACTUALITÉS

[Dossier] Centenaire de 1918

5 837 noms sur les tables mémoriales

monument aux morts

Quai Ceineray, ce monument aux morts érigé en 1927 rend hommage aux Poilus nantais « tombés pour la France » entre 1914 et 1918.

11 novembre 1918, 5h40 du matin : l’armistice est signé entre les belligérants. À 11h, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur le front. La guerre s’achève sur un bilan humain et matériel effroyable. En France, 1,4 million de soldats sont morts, soit 1 soldat sur 5 engagés aux combats. On compte également 4 millions de blessés, essentiellement des hommes jeunes, dont 1 million sont désormais d’invalides.

Dans le département de la Loire-Inférieure, 20 % des hommes entre 19 et 27 ans ont été tués. Dès 1918, le maire de Nantes Paul Bellamy décide d’ériger un monument aux morts. Sa conception est confiée à l’architecte Camille Robida, grand mutilé de guerre et proche des associations d’anciens combattants. Conformes aux vœux du maire, ce sont trois tables mémoriales qui sont définitivement retenues.

Un emplacement disputé

Mais le choix de l’emplacement pose aussi problème… Tour à tour le Champ-de-Mars, la cour du château, le bas du cours Saint-Pierre sont envisagés. « Mais là, nouvel obstacle : il faudrait démonter le monument aux morts de 1870, pour y installer celui consacré à la Grande Guerre, ce qui provoque une levée de boucliers des puissantes associations d’anciens combattants qui n’acceptent pas que l’on touche à un monument sacré », rappellent les Archives de Nantes.

Ces retards accumulés fournissent des sujets de choix pour une presse d’opposition résolument hostile au député-maire, proche du Cartel des gauches. De guerre lasse, la municipalité revient alors à l’emplacement en bas du cours Saint-André, malgré le manque de perspective, et une exposition beaucoup moins ensoleillée que le bas du cours Saint-Pierre.
Fin 1925, les travaux peuvent enfin commencer. La réalisation du monument revient à l’entreprise Charrière et la gravure des noms est confiée au sculpteur-graveur Degré. La lecture des tables mémoriales nous rappelle quel lourd tribut Nantes a payé lors de la Première Guerre mondiale : 5 837 noms y sont inscrits. 4 ont été ajoutés à l’occasion du centenaire de 1918, qui voit aussi les tables mises en lumières, nettoyées et les noms effacés regravés. Le mémorial « Nantes 14-18 » présentant les poilus dont le nom est inscrit sur les tables mémoriales est consultable sur le site des Archives de Nantes.

 

Pratique :

  • Dimanche 11 novembre : dévoilement de la statue de la Délivrance à 17h45, son et lumière projeté sur les tables mémoriales à 18h, cérémonie officielle à 18h30.