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Comment Nantes devient moins gourmande en énergie

solaire voltaïque
Lutte contre le réchauffement climatique, forte hausse du prix du gaz et de l'électricité : l'enjeu énergétique s'inscrit dans un contexte environnemental et économique d'urgence. Que fait Nantes pour répondre à ce défi de la maîtrise de l'énergie ?

Le prix de l’énergie ne cesse d’augmenter. Gaz, électricité, fioul… Si l’on tient compte des pleins d’essence, près de 10 % du budget des ménages part en moyenne dans les dépenses d’énergie. Les factures d’énergie subissent une surchauffe… et la planète aussi : réduire la consommation énergétique, c’est également lutter contre le changement climatique et contribuer à un mode de vie durable. Ces questions constituent un enjeu majeur pour les collectivités locales. Qu’il s’agisse de maîtriser la consommation d’énergie dans les bâtiments publics qu’elles gèrent (écoles, équipements sportifs et culturels, etc) ou de mettre en oeuvre des politiques publiques respectueuses de l’environnement, notamment dans l’urbanisme et le logement.

À Nantes, la Ville mène une politique volontariste de réduction des consommations d’énergie et d’eau depuis dix ans. L’objectif est économique : la maîtrise énergétique permet de tenir les coûts. À ce volet financier vient s’ajouter un objectif environnemental : limiter les émissions de CO2 dans l’atmosphère. Cet effort a été couronné en 2010 par le label européen Cit’Ergie, qui récompense les collectivités pour leurs politiques de maîtrise de l’énergie et de lutte contre le changement climatique. Comment Nantes a-t-elle fait pour réduire sa consommation d’énergie ? Gaspillage et déperditions ont été traqués sur les 820 000 m² de bâtiments municipaux. « En dix ans, nous avons pu réduire la consommation de 6,2 %, alors que la surface des bâtiments augmentait de 18 %. Aujourd’hui, nous visons une économie d’énergie de 20 % en 2020 par rapport à la consommation enregistrée en 1992 », précise Michel Le Gohébel, de la direction du Bâti de la Ville. Quand un équipement municipal est réhabilité, la consommation d’énergie projetée est divisée par deux. Et pour sensibiliser les usagers des équipements publics, des capteurs sont installés dans des écoles et des gymnases pour suivre en temps réel les consommations dans le cadre du programme européen «Life + Greencity». « Les économies d’usage peuvent représenter jusqu’à 10 % des consommations en eau et en énergie », témoigne Claire Bernard de Courville, architecte à la Ville en charge de ce suivi.
 

Des conseillers climat pour les particuliers et les entreprises

Pour l’éclairage public, premier poste de consommation d’électricité de Nantes Métropole, les leds sont testées notamment sur les cheminements piétons et les pistes cyclables. Économes en énergie, leur durée de vie peut atteindre 50 000 heures, contre 16 000 heures pour les lampes au sodium.

Et parce que la collectivité n’est responsable que de 6 % des 2,6 millions de tonnes de CO2 émises sur son territoire, Nantes Métropole a également mis en place des conseillers climat dans les pôles de proximité. Ce dispositif unique en France a pour objectif d’informer et accompagner non seulement les particuliers mais aussi les entreprises sur les questions énergétiques.

« Si Nantes a été choisie pour être capitale verte en 2013, ça n’est pas par hasard. Et notre Plan énergie-climat a contribué à cette récompense », souligne Maryline Guillard, directrice de la mission énergie et environnement de Nantes Métropole.
 

Produire des énergies renouvelables

Pour devenir encore plus sobres, la Ville et Nantes Métropole qui s’est dotée d’une compétence énergie en 2006, misent également sur les énergies renouvelables comme le photovoltaïque, le solaire thermique, les réseaux de chaleur et la biomasse. La filière photovoltaïque poursuit son développement. 1 322 m² de panneaux ont été posés sur la toiture du pôle Haluchère-Batignolles qui abrite les arrêts de tram et de bus. Une centrale photovoltaïque de 4 000 m² a été livrée sur le toit du stade d’athlétisme Pierre Quinon. Cétait l’un des programmes les plus ambitieux au niveau national. Sur un terrain cédé par la Ville dans le vallon des Dervallières, au Grand Carcouët, Nantes Habitat a livré fin 2013 un programme de 30 logements à énergie positive (Bepos) conçu par François Lannou, architecte de l’agence In Situ. C’est la première opération de ce type réalisée dans le grand Ouest par un bailleur social.

Deux projets de grandes centrales photovoltaïques sont également en cours :

  • la centrale au sol de Tougas où 47 000 m² de photovoltaïques pourraient voir le jour prochainement, 
  • les ombrières photovoltaïques sur les parkings du Zénith (espace public) sur une surface de 13 000 m².

D'autre part, Nantes Gestion Équipement (NGE) a été missionnée par Nantes Métropole pour l’installation de 20 000 m² de panneaux photovoltaïques. A ce jour, NGE a mis en service 11 174 m² sur toitures publiques et poursuit sa prospection.

Autre réalisation d'ampleur : celui du renouvellement urbain de Bellevue. Le quartier Bellevue est ainsi devenu le premier quartier en France de la transition énergétique. L’extension du réseau de chaleur permet aujourd'hui de maîtriser les coûts avec pour principale innovation l’utilisation du bois comme source d’énergie. Avec Nantes Habitat, nous allons également engager un important chantier de rénovation thermique du parc de logements pour tendre vers le BBC, et diviser par deux les consommations ».

 En effet, Nantes Métropole s’est fixée, de manière volontariste dès 2008, l’objectif de doubler de 5 à 10 %, par son action directe et par l'action conjuguée à la dynamique du territoire, la part d’énergies renouvelables produite sur le territoire d’ici 2020 . A ce stade, environ 60% de l’objectif est atteint, le développement de nouveaux réseaux de chaleur bois-énergie permettra d'arriver à 88 % de l'objectif de production d'EnR.

Chiffres clés
  • 20 000 m² : c'est la surface de panneaux photovoltaïques qui doit être déployée d’ici à 2014 sur les bâtiments municipaux et communautaires.
  • 7,5 M€ : c'est le budget annuel consacré par la Ville à l’énergie et l’eau de ses bâtiments.
  • 10% : en 2020, ce sera la part des énergies renouvelables produites contre 4 % actuellement.
  • 30% : c'est l'objectif de réduction des émissions de CO2 fixé par le Plan climat de Nantes métropole d’ici à 2020.
7,5 M€
de budget annuel consacré par la Ville à l'énergie et l'eau de ses bâtiments.
20 000 m²
de surface de panneaux photovoltaïques doit être déployée d'ici à 2014 sur les bâtiments municipaux et communautaires.

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