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Les activités originales fleurissent

Certains parcs et jardins offrent plus qu’un espace d’aération et de détente.

Du thé au parc du Grand Blottereau

Il flotte comme un air d’Extrême-Orient dans le plus grand parc de Nantes. Derrière le pavillon du jardin coréen, la centaine de plants de camellia sinensis (camélia de Chine), venue tout droit de Suncheon, la ville coréenne jumelée, est entretenue avec tout le soin que demande ce breuvage universel. Le club des buveurs de thé de Loire/Bretagne, le seul en France, cueille à la mi-avril les feuilles de thé. En 2011, la première récolte a permis de récolter 900 grammes de thé et d’en déguster, une fois traitée, environ la moitié sous forme de nectar : une première en Europe dans un parc public ! Le résultat ? « Un thé vert de qualité, qui offre une palette de goûts et de parfums, léger, fruité et un peu iodé. Nous avons eu la chance des débutants ! », relate Sylviane Brisson, présidente du club des buveurs de thé. Le 14 avril 2012, cette cueillette est devenue une fête ouverte au public. À cette occasion, le cru local a été baptisé « Colline de Suncheon ».
 

Des cours de botanique au Jardin des plantes

Au XIXe siècle, sous l’impulsion d’Écorchard qui prend la direction du Jardin des plantes en 1840, les cours de botanique permettent aux amateurs éclairés et aux professionnels en quête de perfectionnement d’assouvir leur soif de savoir. Mais en 1930, la source de cette connaissance se tarit avec l’arrêt des cours. Il faudra attendre 1999 pour que la Ville les relance et réponde ainsi à une demande de plus en plus importante de passionnés. « Le programme des cours est établi sur deux années au cours desquelles sont abordés les savoirs fondamentaux et le développement des plantes dans leur milieu naturel », explique Romaric Perrocheau, directeur du Jardin des plantes. Les cours, qu’il dispense avec le botaniste nantais Philippe Férard, se déroulent dans la salle de cours du Jardin des plantes, un jeudi ou un samedi sur deux de 9 h 30 à 11 h 30. Leur coût ? 180 euros par an.
 

Le cimetière-parc paysager : un lieu de promenade zen

Un cimetière peut être aussi un lieu de balade. Au Bout-des-Landes, à Nantes nord, le cimetière-parc, ouvert au public en 1979, est un havre de paix de 23 hectares pour se promener au milieu des allées. « Il est doté d’un remarquable arboretum composé de 840 arbres et de 10 500 arbustes tous soigneusement étiquetés. Riche d’une diversité d’essences exceptionnelle, il abrite notamment une collection rare de 500 camélias », explique Daniel Durand, responsable du site. Les carrés d’inhumation, nourris par l’influence des cimetières suisses et allemands, sont bordés de gazon taillé au cordeau et protégés par des massifs d’arbustes. Ainsi, ils sont invisibles pour les promeneurs qui, à chaque saison, peuvent découvrir une large palette de couleurs dans les feuillages des milliers d’arbres qui jalonnent le cimetière-parc.
 

Une ferme d'éveil à la Chantrerie

Des veaux et vaches nantaises, des cochons, des poules de Challans et des moutons de Belle-Île : c’est dans le cadre verdoyant et champêtre de la Chantrerie que la ferme d’éveil du Seve de la Ville bichonne ces animaux. Dans cette ancienne exploitation agricole du XVIIe siècle acquise par la Ville en 1972, vous pouvez croiser également Princesse, la jument de trait bretonne de la ferme, devenue la mascotte. Sans oublier les ruches et les cultures de légumes, fruits et plantes aromatiques qui donnent au lieu des airs de pays de cocagne ! « Chaque dimanche, les fermiers du Seve proposent des animations autour des activités du site lorsque nous l’ouvrons au public », précise Olivier Hubert, son responsable. La ferme d’éveil accueille aussi tout au long de l’année des milliers d’élèves des écoles nantaises.
 

Du tai-chi sur l'île de Versailles

Dans ce jardin d’inspiration japonaise aménagé sur les bords de l’Erdre, il est possible de pratiquer le tai-chichuan, un art martial chinois ancestral, avec l’association Tai-chi Ouest. « Cette pratique vise à développer une force intérieure et souple, à l’opposé de la force physique pure », précise Jean-Philippe Jaeck, président de l’association. Pourquoi avoir choisi le cadre de l’île de Versailles ? « Le site est magnifique et en accord avec notre souhait de pratiquer le tai-chi de manière traditionnelle le matin en plein air. C’est un écrin de douceur au coeur de la ville qui invite l’esprit à se relâcher. »
 

900 grammes
de thé ont été récoltés au parc du Grand Blottereau en 2011.
500
C'est le nombre de camélias au cimetière-parc paysager.

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