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Le sport favorise l'intégration

Facteur de cohésion sociale, le sport porte des valeurs d'intégration. Mais comment toucher des publics éloignés de la pratique sportive ? Cinq exemples pour illustrer cet enjeu.
Le Double Dutch est un vrai sport de sauts à la corde.

« Sportez bien les filles » féminise la pratique

Initiée par l’animation sportive municipale avec les clubs et les associations, « Sportez bien les filles » est une manifestation qui met à l’honneur la pratique du sport chez les jeunes filles. « C’est la concrétisation du travail mené dans les quartiers vers les 12/16 ans. Nous savons que certaines d’entre elles rencontrent des freins d’ordre culturel au sein de leurs familles pour avoir une pratique sportive sur la durée », explique Julie Château, éducatrice au sein de l’animation sportive municipale. Programmée au printemps, «Sportez bien les filles» semble avoir trouvé le bon format : l’offre mixe sports traditionnels et nouvelles pratiques. Résultat ? « Cela a permis de développer l’accès au sport chez les jeunes filles, notamment à l’animation sportive et dans les clubs avec lesquels nous collaborons », souligne Julie Château. Cette manifestation sert également de passerelle vers les clubs et les associations qui sont mobilisés. La mixité n’est pas oubliée puisque les jeunes garçons peuvent aussi y participer !
 

Avec Carte blanche, des loisirs sportifs plus accessibles

Carte blanche, c’est une carte de réduction mise en place par la Ville à destination des ménages aux revenus les plus modestes. Elle permet d’accéder à l’offre culturelle et sportive. Outre les clubs présents dans l’élite, les six piscines de Nantes, l’école nantaise de natation, la base nautique municipale et la patinoire du Petit-Port sont partenaires de Carte blanche. « Dans un contexte économique et social tendu, les loisirs culturels ou sportifs sont souvent sacrifiés. Carte blanche est une réponse à ce constat. L’objectif est d’amener non seulement au spectacle sportif mais aussi à une pratique les personnes en situation de précarité, très éloignées de l’offre », explique Johanna Selze, de la direction des solidarités de la Ville. Bénéficier d’une place à bas prix pour aller voir un match de hand, de volley ou de basket donnera peut-être l’envie à certains de franchir le pas et de prendre une licence dans une association sportive.
 

Le RACC ancre le handball chez les jeunes filles

En 2004, le club de Doulon décide d’ouvrir ses rangs aux jeunes de la Bottière, du Pin-Sec et de la Pilotière pour leur permettre de pratiquer le hand. « Nous voulions créer de la mixité au sein du club. En lien avec l’animation sportive municipale et dans le cadre du contrat éducatif local avec l’école Urbain-Leverrier, nous avons mis en place une initiation au handball en direction des filles, et nous assurions alors le ramassage pour les amener au gymnase Jean-Lesbats, situé au Vieux-Doulon », relate Jean-Claude Le Guerneuvé, dirigeant du Racc handball. Pour lever certains freins culturels, un jumelage sportif a même été noué avec une équipe d’Agadir, au Maroc. Et ça porte ses fruits : « Aujourd’hui, 30 joueuses, âgées de 12 à 17 ans, habitent la Bottière et le Pin- Sec. Nous y sommes reconnus comme un club du quartier et non plus uniquement comme celui de Doulon », poursuit Jean-Claude Le Guerneuvé. Avec la livraison du gymnase de Bottière-Chénaie, toutes les équipes féminines du Racc s’entraînent désormais dans ce nouvel équipement. « Maintenant, ce sont les parents qui amènent leurs enfants. Les impliquer faisait aussi partie des objectifs. Pour nous, c’est comme une victoire. »
 

Le Racing club nantais s'ouvre au handicap

Le Racing club nantais, deuxième club français avec 1 300 licenciés, défend l’athlétisme pour tous. Il développe des activités qui correspondent à l’évolution des attentes : « Après le running loisirs, nous avons lancé en 2009 une section de marche nordique. Nous avons été pionniers dans la région. Elle compte désormais près de 400 licenciés dont 80 % de femmes, et répond à une envie : pouvoir pratiquer dans la nature une activité physique douce et conviviale, notamment chez les jeunes retraités actifs, explique Jean-Luc Lanoë, président du RCN. Notre club est un miroir de la société : il reflète ses aspirations dans le domaine du sport. La création à la rentrée dernière d’une section de sport adapté en direction des 10-14 ans avec des entraîneurs formés le démontre. C’est bien une démarche sociale et responsable qui nous guide. »
 

Sports pour tous favorise l'intégration

Pas facile de pousser la porte d’un club quand on vit en situation de précarité. Aussi, la fédération Sports pour tous met en oeuvre des initiatives. « L’objectif est de faciliter l’accès au sport à tous les publics et notamment ceux éloignés d’une pratique », explique Pierre Le Peltier, du comité régional Sports pour tous. À la Bottière, au sein de la maison de quartier, Sports pour tous vient en soutien du collectif « Solidarités femmes » et propose des cours de gym et de remise en forme. Chaque jeudi après-midi, une vingtaine de femmes isolées les suivent. Le prix modique de la licence – 2 € par personne pour l’année, complétés par une prise en charge de la Ville à hauteur de 5 € – explique en partie ce succès. « Il s’agit de les amener à suivre une activité physique régulière au sein d’une association ou d’un club du quartier », précise Pierre Le Peltier. Autre action : au restaurant social Pierre-Landais, un programme mixe activité physique et cours de nutrition. Des sessions pour bien manier la petite reine, avec « Place au vélo », et des stages pour apprendre à nager sont également prévus en 2013.

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