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La réussite éducative en action

Faire en sorte que chaque enfant nantais ait les mêmes chances de réussir que les autres, c’est l’objectif que s’est fixée la ville en matière de réussite éducative. Décryptage de ce projet ambitieux et novateur.
 

Des méthodes pour reussir

De l’aide aux devoirs le matin et du sport l’après-midi. Des classes santé pour apprendre à bien manger, bien dormir et pourquoi c’est important de se brosser les dents. Une journée pour redécouvrir l’écriture en s’amusant. Des forums métiers où l’on peut essayer des gestes de maçon ou d’architecte.

Une école qui donne une deuxième chance à des jeunes sans diplôme. Des ateliers numériques pour les parents inquiets des usages d’Internet. Voilà quelques exemples de ce qu’est la réussite éducative en action.

Aujourd’hui, la Ville souhaite fédérer toutes ces initiatives, des plus modestes aux plus structurantes, en construisant avec tous les acteurs concernés un service public de la réussite éducative.

« La réussite éducative, c’est comme un puzzle, avec une multitude d’initiatives et d’acteurs, décrit Myriam Naël, conseillère municipale en charge de cette question. Aujourd’hui, nous rassemblons les pièces, en construisant un projet à l’échelle de la ville, pour créer les conditions de l’épanouissement des enfants et des jeunes. »
 

La réussite pour tous

Si la réussite scolaire reste la première préoccupation des parents, la Ville entend jouer sur tous les leviers de l’épanouissement. La mise en place d’un service public facilitera ainsi l’accès pour chaque enfant ou jeune à des propositions qui sont aussi artistiques, culturelles, sportives ou de loisirs. « Il faut tout un village pour éduquer un enfant, comme le dit un proverbe africain. C’est pour cela que la Ville s’associe à tous les acteurs qui participent à l’éducation d’un enfant : l’école, mais aussi les parents, les associations sportives, culturelles et de loisirs, les professionnels et les éducateurs au sens large, » poursuit Myriam Naël. Ce service public voulu par Nantes s’inspire notamment du Programme de réussite éducative (PRE), proposé par l’État et auquel la Ville a souscrit dès 2005. L’objectif de ce programme est de mener des actions ciblées autour des enfants qui n’ont pas un environnement favorable.

La méthode consiste à associer tous les acteurs éducatifs, et en premier lieu les parents, pour construire un parcours adapté et individualisé. C’est dans ce cadre qu’ont été créés des «clubs coup pouce» pour redonner le goût de la lecture. Ou les « clubs découvreurs », des sorties en petits groupes pour découvrir la ville et raconter son expérience. Ou encore des clubs de petits scientifiques, des clubs langue pour des enfants qui ne parlent français qu’à l’école, des ateliers parents-enfants autour de l’aide aux devoirs…
 

L'accompagnement à la scolarité

Depuis longtemps, à Nantes, des associations se sont engagées autour de l’accompagnement à la scolarité des enfants et des jeunes.

Partant du principe que la multiplication des officines privées de soutien scolaire crée un risque d’inégalité, la Ville a décidé de travailler cette question avec les associations. Une expérimentation a été menée à Bellevue, à partir de 2009, avec des propositions pendant les vacances scolaires associant aide aux devoirs et activités culturelles ou autres.

Aujourd’hui, 25 associations accompagnent 1500 enfants, dans différents quartiers, avec des propositions très diverses. De nouvelles actions se créent régulièrement, grâce au travail partenarial entre les acteurs institutionnels et les associations. Des groupes thématiques «accompagnement à la scolarité» ont été créés sur cinq quartiers.

Réunissant les associations et les agents de la Ville, ils sont à la manœuvre pour repérer des enfants qui auraient besoin d’un coup de pouce, parce qu’ils ont du mal à se trouver des centres d’intérêt ou qu’ils  n’ont aucune activité en-dehors de l’école, et construire ensemble des actions adaptées, associant aide aux devoirs, découverte de la ville et des ses ressources, pratiques diverses...

Un exemple parmi d’autres, le projet Cube (ou C3 pour curiosité, créativité et culture). En petits groupes, des enfants se retrouvent après la classe pour s’initier à la réalisation d’un média (journal papier, vidéo…), qu’ils doivent nourrir en allant à la rencontre des associations et structures de loisirs. En plus de l’aide aux devoirs, les enfants découvrent ce qu’est un média, donnent un point de vue, formulent des idées par écrit et testent des activités de loisir.

De la petite enfance aux jeunes adultes

« La logique de la réussite éducative telle que nous la concevons à Nantes, c’est de considérer que chacun est porteur de compétences, d’un potentiel et qu’on ne peut pas réduire une personne à sa réussite ou son échec scolaire, souligne Myriam Naël. Ça commence dès la petite enfance, quand on met en place des actions-passerelles, pour faciliter le passage de la crèche à l’école maternelle. Et ça va jusqu’à l’école de la 2e chance, destinée aux jeunes sortis du système scolaire mais qui ont des talents et un potentiel à faire valoir », poursuit l’élue, présidente de l’École de la 2e chance.

« Notre devoir est de faire attention aux plus fragiles et d’accorder toute leur place aux familles dans ce projet ambitieux, pour lequel il faudra prendre le temps nécessaire. » Tout cela ne se construit pas en un jour mais l’étape suivante, pour la Ville, est bien de généraliser une méthode partenariale à l’échelle de la Ville, un réseau nantais de la réussite éducative.

20 %
C'est le pourcentage d'enfants de 6e qui sont en retard scolaire dans les Pays de Loire (Source : Rectorat, année scolaire 2009-2010).
89 %
C'est le pourcentage d'enfants de cadres qui obtiennent le baccalauréat, contre 50 % d'enfants d'ouvriers.

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