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Le Passage Pommeraye

C’est l’un des plus beaux passages couverts d’Europe, cela ne fait aucun doute ! Le passage Pommeraye de Nantes allie le présent au passé et mêle une atmosphère chargée d’histoire à une artère commerçante couverte, idéale pour le shopping.
Nantes, le passage Pommeraye, galerie commerçante du XIIIe siècle, joyau du patrimoine nantais.
© Régis Routier | Ville de Nantes

 

Un lieu plein de surprises

Aujourd’hui, le Passage est un lieu idéal pour les accros au shopping qui peuvent flâner dans ses 26 commerces en tout genre. Derrière ses charmantes petites boutiques, se cachent des souvenirs et des trésors. C’est dans son antre, transformé en restaurant gastronomique, qu’un des dîners du Voyage à Nantes s’est déroulé. Le concept ? Réserver un dîner mais ne connaître que quelques heures à l’avance l’endroit du festin. Place vivante, le Passage est aussi un lieu d’inspiration. Personne n’oublie le merveilleux « Jacquot de Nantes », film d’Agnès Varda, épouse de Jacques Demy qui retrace la jeunesse de son mari. Si le Passage sert de décor, ce n’est pas anodin. L’anecdote raconte que c’est dans une de ses boutiques que le jeune Jacques échangea son jeu de Meccano contre sa première petite caméra.

 

A la mode de Paris

Lieu social, de promenade et permettant d’échapper aux rues boueuses et aux intempéries, les Nantais doivent le passage Pommeraye à Louis Pommeraye, jeune notaire ambitieux. Son objectif ? Rénover ce quartier alors insalubre pour le transformer en galerie commerçante « à la parisienne », très en vogue à l’époque. Les travaux sont lancés en 1840 et se terminent en 1843, supervisé par Charles Guilloux, restaurateur et les architectes Jean-Baptiste Buron et Hippolyte Durand-Gasselin. Sa particularité ? Ses trois niveaux qui relient la place Graslin au quartier de la Bourse, mais surtout un incroyable dénivelé de 9,40 m !

 

Véritable bijou architectural

Depuis son inauguration le 4 juillet 1843, le passage a peu changé ! On reste toujours autant impressionné par l’escalier central, monumental, et le mélange des styles néo-classiques et Louis-Philippe. On s’interroge toujours sur ce qui donne aux célèbres statues d’adolescents cet air songeur. On s’y donne encore rendez-vous, on s’y montre, on y passe ! On se prend à imaginer l’effervescence qui a conduit à son ouverture, le travail méticuleux des nombreux corps de métiers, artisans, sculpteurs, peintres… On y retrouve ce qui symbolisait la richesse de Nantes au XIXe siècle, son industrie naissante, le commerce maritime au travers des nombreux ornements et statuaire. On reconnaît ici et là, des célébrités locales, intellectuelles, artistiques ou militaires représentées en médaillons.

Une restauration en 2015 a toutefois été nécessaire pour lui redonner tout son éclat, sous le contrôle de l'architecte des bâtiments de France. Ainsi, des éléments jusque-là invisibles se dévoilent aux yeux des flaneurs, comme ces consoles d'éclairage art déco qui avaient disparu ou ces angelots auparavant masqués sous les couches de peinture.

 

Un réseau européen

Depuis mai 2016, le passage Pommeraye est jumelé aux Galeries Royales Saint-Hubert de Bruxelles, datant de 1847. Ce jumelage, initié conjointement à la demande du conseil syndical des copropriétaires du Passage Pommeraye, de l'association des commerçants et des Galeries Royales de Bruxelles, a pour but de promouvoir les passages couverts.

L'objectif futur est d'établir d'autres jumelages - il existe près d'une trentaine de passages remarquables en Europe - pour créer une communication événementielle commune en vue de former un circuit touristique. Ce réseau européen viserait à long terme le classement de ces passages au patrimoine de l'Unesco.

Une seconde inauguration aura lieu à Nantes d'ici la fin 2016.

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