Rassemblement d’architectures mobiles et d’habitats légers à Frossay
Ce “campement” réunit en situation des modules aériens ou posés au sol, des capsules habitables, tentes d’artistes... prêts à être éprouvés par le public. Expérimentations esthétiques, formelles, fonctionnelles, elles ont en commun d’être nées d’une certaine relecture critique des utopies des années 70 et de l’ingéniosité, du désir d’expérimenter autrement des objets à habiter, des nouvelles manières de cohabiter entre humains et avec la nature. Ces modules, visitables de jour, pourront également être occupés la nuit. Durant les trois mois de la manifestation, une dizaine de personnes pourront réserver et dormir sur place dans certains modules.
Le rassemblement d’architectures mobiles a été réalisé par différents artistes et collectifs :
Atelier van Lieshout
Atelier Van Lieshout (AVL), fondé en 1995 par Joep Van Lieshout, est une compagnie multidisciplinaire reconnue internationalement pour ses travaux en art contemporain, design et projets architecturaux.
Gilles Ebersolt
Sont installés au “campement” du Carnet : le “Boomerang” ou la préfiguration d'un module martien capable de s'adapter à tout type de terrain, “La chambre à roulettes”, chambre d'extérieur inspirée d'une brouette, et l’“Ikos Tsingy”, un parasol habitable.
Dré Wapenaar
Architecte néerlandais, Dré Wapenaar travaille à la frontière de l'art, du design et de l'architecture. Ses architectures de tentes ont été exposées dans de nombreux pays et ont été utilisées de nombreuses façons différentes : camping, cafés, point de vente de fleurs, salles de lecture, barbecues et même salle de naissance.
Pour le “campement”, Dré Wapenaar a restauré l’un de ses emblématiques “Tentvillage”.
Kevin van Braak
Création – Dans son travail, Kevin van Braak fait référence à la présence croissante de la fiction au sein de nos sociétés sans toutefois préciser de quel type de fiction il s’agit: ses œuvres se situent à mi-chemin entre réalité et illusion.
Pour le “campement”, il dresse un escalier en colimaçon d’une dizaine de mètres de haut en parasitant un arbre surplombant la Loire.
Denis Oudendijk “Capsule hôtel”
Denis Oudendijk s’est spécialisé dans l’utilisation de matériaux issus du recyclage et le détournement d’objets du quotidien.
Ses deux “Capsule Hôtel”, à mi-chemin entre la balise maritime et la chambre d’isolement sont installées en bord de Loire et sont accessibles en fonction des marées.
Nathalie Bles, Serge Stephan
Sous le nom de projet YKFD, les artistes Nathalie Bles et Serge Stephan font vivre la “Bulle 6 coques”. Ils disposent de deux bulles. La première est soigneusement entretenue, la deuxième, très abîmée, entre dans des manipulations plus actionnistes.
Martin Ruiz de Azúa “Maison Nid”
Designer intègre, Martin Ruiz de Azúa fait partie de ceux qui, sans concession, poursuivent leurs recherches, exigeant sur le fond comme sur la forme, soucieux de préoccupations écologiques et économiques.
Pour le “campement”, il propose une “Maison Nid”, sorte de hamac camouflage inspiré d’un nid d’oiseau.
Violette Le Queré, Christophe Bodinier, Benjamin Boré et Julien Perraud
Eugénie propose de revisiter la perception de l'être et du corps dans un jeu de dévoilement de l'intime. Les murs de ce boudoir réinterprété révèlent un certain paradoxe du voyeurisme, en permettant la meilleure vision de ce qui se passe à l'intérieur de la pièce à la personne qui en est la plus éloignée. En solitaire, à deux ou à trois, les promeneurs peuvent s'y arrêter pour se reposer, lire, apprendre à se connaître.
Thomas lanfranchi
Habité par des idées de légèreté et de transparence, Thomas Lanfranchi utilise le vent et l’espace en intervenant dans des sites le plus souvent en extérieur. Ces deux éléments lui permettent de s’approcher au plus près de ses recherches sur la lévitation monochromatique et formelle.
A savoir
Ce campement a été rassemblé en collaboration avec l’association nantaise Pro-Positions (Annick Caraminot, Corinne Messer, Michel Fourquet) qui propose sur le site une caravane-juke-box avec plus de 200 vinyls mis à la disposition du promeneur ainsi qu’un espace potager pour un pique-nique en musique.
Rencontre festive autour des œuvres le vendredi 15 juin à 19h
Site accessible de 12h à 20h
Point de vue sur l’œuvre de J.-L. Courcoult située sur l’autre rive à Lavau-sur-Loire.
Possibilité de passer une nuit dans une des architectures sur réservation
au 02 40 75 75 07 (maximum 10 personnes).
Tarif : 10€ par personne avec accès douches et sanitaires sur place. Apporter son sac de couchage, sa lampe de poche et prévoir un pique-nique et de l’eau potable. Arrivée
avant 20h obligatoire.
Nos conseils
Le canal maritime de la Basse-Loire dit de La Martinière s'étend
sur Le Pellerin mais également sur le territoire de Frossay où il
offre de multiples facettes avec des écluses.
A voir, la réserve ornithologique de l'île du Massereau, un véritable
paradis pour les oiseaux migrateurs.
Le village du Migron abrite de nombreuses demeures anciennes dans ses ruelles.
Remanié au XIXe, le Bois-Péan est un bâtiment d'angle remarquable avec une chapelle dont la porte est ornée d'un fronton avec écusson armorié. Des prêtres réfractaires s'y sont réfugiés pendant la Révolution. La chapelle de Bois-Péan date du XVIIe siècle, le manoir du XVIe siècle.
- GPS : 47°16'56.29"N 1°53'2.62"W



