Découverte
Jacques
Demy
En 1960, Lola, devenue aujourd'hui à Nantes le film-culte par excellence, sortait sur les écrans français. Jacques Demy, "Jacquot de Nantes", signait là son premier long-métrage qui célébrait, à sa manière, l'imaginaire d'une ville portuaire "le rêve d'une ville".
Entre Jacques Demy et Nantes, il y a eu, à l'évidence, une relation particulière que le film d'Agnès Varda, Jacquot de Nantes, sorti en mai 1991, a tenté de mettre en lumière. En 1986, Jacques Demy déclarait : "J'ai découvert l'amour à Nantes. J'y ai aussi découvert le cinéma. J'y ai eu de grands chocs qui font que j'aime cette ville et que j'ai envie d'y retourner".
Nantes est, bien sûr, pour Jacques Demy, la ville de l'enfance, mais c'est bien plus que ça. Il suffit de se plonger dans son oeuvre pour s'en persuader : dans Lola et dans Une chambre en ville bien sûr, puisqu'ils ont Nantes pour décor, mais aussi dans Les parapluies de Cherbourg, Les demoiselles de Rochefort ou même, plus près de nous, Trois chambres pour le 26 qui se déroule à Marseille. Toutes ces villes évoquées ici ne sont-elles pas des ports ? C'est à dire des lieux ouverts sur un ailleurs toujours rêvé. Comme si la marque de Nantes s'était inscrite définitivement dans l'imaginaire d'un cinéaste qui, plus qu'un autre, rêvait et chantait la vie.
Jacques Demy nous a quittés en octobre 1990 des suites d'une maladie. Avec lui disparaissait un cinéaste pas comme les autres mais nantais assurément.
1931 : le 5 juin, naissance de Jacques Demy à Pontchâteau (Loire-Atlantique)
1955 : Le Sabotier du Val de Loire, documentaire.
1960 : Lola, son premier long métrage avec Anouk Aimé.
1963 : Les Parapluies de Cherbourg
1966 : Les Demoiselles de Rochefort
1970 : Peau d'âne
1982 : Une Chambre en ville
1988 : Trois places pour le 26
1990 : le 27 octobre, décès de Jacques Demy
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