Découverte

L'histoire de l'Hôtel de ville

Image de l'Hôtel de Ville et de sa cour d'Honneur

Situé au coeur de Nantes, l'Hôtel de Ville se compose de bâtiments différents, d'histoire comme d'architecture, édifiés au fil du temps pour contenir des services dont le développement allait de pair avec celui de la cité.

A l'origine, modeste manoir construit au milieu du XVe, appelé "Maison des Dervallières", puis "Maison de Bizart", l'hôtel de Derval a servi d'auberge sous le nom de "L'hostellerie de la Belle image".

C'est le 27 mars 1578 que la Ville prend possession de l'immeuble pour y installer un arsenal et pour y tenir les assemblées, le siège du Consulat et le bureau de l'Hôpital.

Le manoir comporte alors deux salles au rez-de-chaussée (dont la salle "Mellier" actuelle), deux salles à l'étage et des combles, un escalier en vis logé dans une tourelle reliant les différents niveaux.


De la Cour d'honneur aux jardins de l'Hôtel de Ville

Les jardins de l'Hôtel de Ville.

Les premières restaurations et agrandissements n'ont lieu qu'au début du XVIIe siècle. Claude de Cornulier, maire de 1605 à 1607 fait édifier par Elie Remigerau, devant le petit manoir gothique, une galerie à arcades qui forme la façade principale de la mairie actuelle, et un bâtiment en retour sur le côté gauche, avec un rythme de pilastres réintroduisant des éléments empruntés à l'architecture antique.

Les trois niches d'origine abritent les vertus théologales (Foi, Espérance et Charité). C'est cette façade plus ornementée qui indique alors le corps de bâtiment principal. De 1645 à 1648, un portail monumental est édifié par les soins de Jacques Malherbe, architecte et sculpteur auteur de l'hôtel de Drouges (Rosmadec). Orné de pilastres et de colonnes, il porte les statues de Charles VIII, Louis XIII, d'Henri IV et de Louis XVIII. Vétuste à la Révolution, il est démoli en 1972.

Un portail formant arc de triomphe est commencé en 1808 et achevé sous le règne de Louis XVIII conçu par l'architecte-voyer Mathurin Peccot et sculpté par Debay. Touché par les bombardements, il est remplacé, en 1962 par la grille actuelle, oeuvre du maître-ferronier Subes, membre de l'institut.

De 1822 à 1829, un vaste programme de restauration et d'extension est entrepris sous la direction de l'architecte-voyer de la Ville, François-Félix Ogée : on construit dans la dernière travée de l'aile occidentale un grand escalier à deux volées montant à la salle des Fêtes, actuelle salle du Conseil municipal (l'escalier a été reconstruit après la guerre) ; la façade sud de cette aile est reconstruite et l'aile occidentale construite. Le XIXe siècle achève ainsi la configuration symétrique de l'Hôtel de Ville, un corps de bâtiment central entre deux ailes latérales dessinant la Cour d'honneur d'un hôtel entre cour et jardin, mais c'est l'aile à arcades qui prend valeur de bâtiment principal. Les raccords des différents corps de bâtiment sont amortis par des tourelles d'angle couvertes en bulbes sur plan carré.

Le beau jardin, situé derrière le bâtiment a quant à lui été dessiné en 1727 par l'ingénieur Jacques Goubert, sur les plans de l'architecte du Roi Gabriel. Refait en 1800, replanté en 1824, il présente aujourd'hui à peu près les mêmes dispositions qu'au XVIIIe siècle.