Mairie
Conseil municipal, janvier 2009
Débat : Le logement à Nantes
M. ROBERT, Adjoint - Monsieur le Maire, mes chers Collègues, je voudrais insister sur le fait qu'il n'est de politique d'habitat de qualité que si on a une vision dans la durée et si on se donne les moyens de la mise en oeuvre de cette politique.
En 1989, à Nantes comme dans beaucoup de territoires du département, la politique c'était quoi : c'était des lotissements pavillonnaires qui étaient dispendieux en espace, qui étaient peu soucieux de mixité des fonctions. On réutilisait une demande en quantité d'habitat mais on oubliait de prévoir les services publics qui permettaient de répondre aux attentes de la population.
Depuis 1989, on a mis vraiment les outils en oeuvre à travers le Plan d'Occupation des Sols, puis le Plan Local d'Urbanisme qui permet justement véritablement de fixer des conditions protectrices d'une qualité de cadre de vie, d'une urbanisation équilibrée et puis on a utilisé l'outil des zones d'activités d'aménagement concerté qui sont véritablement les outils par lesquels la puissance publique peut impulser un projet, partager avec les habitants, prévoir non seulement la mixité des fonctions, la mixité de l'habitat mais aussi les équipements publics que sont en droit d'attendre les nouveaux habitants de ces quartiers.
Ces projets sont nombreux sur la ville de Nantes : on a vu la ZAC Madeleine Champ de Mars, la ZAC Bottière-Chénaie et là justement c'est vrai, Ronan Dantec a bien fait de rappeler le volet développement durable extrêmement important sur cette ZAC Bottière-Chénaie puisque toutes les eaux de pluie sont récupérées et aucune ne sera transférée dans les réseaux d'assainissement ; la ZAC Bottière-Chénaie où on voit des équipements publics qui sont sortis en même temps que les constructions.
Et ce matin même, nous avons décidé la réalisation d'un groupe scolaire et d'un centre de loisirs pour accompagner l'arrivée des nouveaux habitants sur l'ouest de la ville de Nantes, avant même que les enfants ne soient là en très grand nombre, nous prévoyons dans notre programmation les équipements publics qui sont nécessaires à cette urbanisation.
C'est cela le gage d'une urbanisation équilibrée. On nous a reproché par le passé de ne pas ouvrir suffisamment de terrains à l'urbanisation. Mais qu'en serait-il aujourd'hui dans la période de crise que nous connaissons aujourd'hui, si sur le marché nous avions offert à la spéculation immobilière des dizaines et des dizaines d'hectares ? Ce serait beaucoup d'argent public gaspillé, beaucoup d'espaces consommés inutilement ou en friches inutilement avec un portage foncier assez coûteux pendant des années.
Donc je crois que la situation que nous connaissons actuellement valide nos choix d'intervention publique, tant au niveau de Nantes Métropole qu'au niveau de la Ville de Nantes et permettent comme nous en avons eu certains témoignages, de répondre à une demande sociale qui, nous le savons, reste et restera encore très importante dans les années à venir.