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Les églises nantaises

L'église Saint-Clément

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Le premier lieu de culte dédié à Saint-Clément remonte au Ve siècle°. Il est probable qu'une chapelle ait été édifiée en 490, "hors les murs" de la ville, par l'évêque Gérimius qui y fut inhumé en 498.

C'était la chapelle d'un hôpital charitable élevé aux abords de la ville et détruit, en 1226, par Pierre Mauclerc, pour établir les nouvelles fortifications. L'édifice primitif devait se situer entre les actuelles rues Sully et Dugast-Matifeux.

A partir de 1227, une nouvelle église prend place sur un terrain libre situé à l'angle des actuelles rues Guibourg-de-Luzinais et Gaston-Serpette. Son chevet est orienté à l'est, vers l'Orient. Deux nefs latérales dont l'une au nord s'avancent sur le chemin de Paris, sont ajoutées à l'église de forme quasi rectangulaire - puisque composée longtemps d'une nef unique. Un clocher pointu couvert d'ardoises s'élève au-dessus du toit.

Suite à la Révolution*, en 1791, l'église est close et vendue nationalement sous le nom de "Liberté et Démosthène". En 1803, l'église accueille l'abbé Duproz, son premier curé concordataire.


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En 1812, le clocher, puis l'année suivante, la toiture et un bas côté, sont restaurés par M. Bouyer, curé de Saint-Clément depuis 1811. Le plafond du choeur est réparé en 1816, mais l'église devient inadaptée au culte.

L'architecte François Liberge propose de construire une église dans le style néogothique. Installé le 14 janvier 1838, Mgr Richard bénit la première pierre du nouvelle édifice le lundi 31 mai 1841 à l'occasion d'une procession de Pentecôte. Les travaux s'étalent de 1839 à 1875.

La nef est élevée de 1851 à 1857.

Dans un premier temps, on entreprend la construction des trois nefs, du transept et du chevet. En 1845, les fondations, les murs et piliers atteignent une hauteur de 12 mètres mais, faute de subsides, les travaux sont interrompus. Le 1er mai 1851, la reprise des travaux est mise en adjudication avec les entreprises Fidèle-Dodin pour la maçonnerie, Chevillard pour la couverture et Chenais pour la plomberie.

En 1854, il reste : à poser la voûte sur la nef centrale et les bas-côtés ; à ravaler l'intérieur et à clore les baies par des portes et vitraux confiés au maître verrier, Échappé.

Le 24 décembre 1857, Mgr Jacquemet bénit l'église et Mgr Richard chante la première messe. La voûte centrale haute de 25 mètres est de plan Barlong. Chaque travée forme un rectangle sous lequel se croisent les arcs ogifs qui portent les voûtains. Des arcs doubleaux enjambent la nef et limitent les travées. Aux quatre coins de chaque travée, un faisceau de colonnes simples et piliers plats reçoit les arcs sur chapiteau, et traverse la galerie du triforium abaissée dans les chevets des transepts.

Le déambulatoire est doté d'une chapelle de chevet. Les bras du transept se terminent par les autels latéraux. La flore des chapiteaux est inspiré du XIIIe siècle. Les fenêtres sont cantonnées de colonnes qui supportent leur archivolte.


En 1860, on inaugure l'autel de la chapelle absidiale exécuté par Amédée Ménard et le menuisier Baranger, selon les dessins de Liberge. Deux escaliers ornés de draperies donnent accès à la tribune qui présentent les statuettes des quatre évangélistes.

Il manque à l'église une façade qui sera l'oeuvre du curé Donatien Demouy à partir de 1860. Selon les plans de l'architecte Henri Faucheur, elle comporte trois portails, répondant aux trois nefs, surmontés de fenêtres hautes. Une statue de la Vierge à l'enfant, sculptée par Potrel, est placée entre les deux baies. Henri Faucheur remplacé par Eugène Boismen, le 4 juillet 1865, celui-ci reprend les travaux.

A partir du 15 mai 1868, Boismen exécute une flèche prestigieuse ajourée de hublots tréflés, et surmontée de la croix terminale bénite le 23 août 1874 avant d'être posée au sommet à la fin de 1875 (Celle-ci est identique à celle de l'église de la Chapelle-Basse-Mer). Sous la flèche, des faisceaux de colonnes s'élèvent, sur deux étages, pour soutenir les clochetons. Deux clochetons s'élèvent, à droite et à gauche du campanile, aux extrémités de la façade.


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Le 25 janvier 1867, un orgue à tuyaux de onze jeux commandé à Cavaillé-Coll remplace le vieil harmonium. Il sera remplacé par un grand orgue électrique réalisé par la maison Debierre, et placé derrière l'autel en deux parties situées dans deux arcatures latérales du sanctuaire.

Un nouvel autel majeur, du aux architectes Baussans et Bouvas, est conçu en marbre d'Italie - sans placage, avec colonnes de couleurs, fonds peint d'une procession en 1874. En 1886, M. Gourdin construit et pose l'horloge de façade.
L'église est consacré le 30 septembre 1890 par Mgr Lecoq, évêque de Nantes.

Le vitraux sont successivement posés par les maisons Réby et Denis, au cours du XIXe siècle. De 1951 à 1954, l'église fut restaurée par M. Mahot, sous la direction de Fernand Blénot, grâce à l'appui financier de la Ville.


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* Vers 1810, l'église récupère par l'intermède de son vicaire M. Gaillard, les reliques de Saint Donatien et Saint Rogatien confiés en 1768 aux Clarisses par Mgr de la Muzanchère. Les ossements furent transférés de leur reliquaire de bois en une châsse de cuivre doré en 1858 par Mgr Richard.

La chapelle Saint-André :
Le premier lieu cultuel ayant existait sur la paroisse Saint-Clément est la chapelle Saint-André fondé par l'évêque de Nantes, Léon. Élevée au Ve siècle en bordure de l'actuelle rue du Préfet Bonnefoy, l'édifice devait son existence à ce prélat d'origine hélène qui aurait rapporté de Grèce, une relique de l'apôtre martyrisé à Patras, en Archie.

Tombée de vieillesse, la chapelle fut reconstruite par le recteur, Jean Fonréaux, et l'architecte, Perraudeau. La première pierre est posée le 9 mai 1766. Lors de l'inventaire  du 30 janvier 1795, la chapelle se compose d'une pièce carrelée, de 11 mètres de long sur 6 mètres de large, avec quatre verrières et des voûtes boisées. La toiture est couverte d'ardoises à deux égouts et surmontée d'un modeste campanile. Un puits est creusé dans la petite cour d'entrée.